Il fallait que la récréation se termine

C’est un communiqué de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la culture annonce ce 20 décembre le retrait de l’organisation du concours Miss Cameroun à Solange Ingrid Amougou. « Cette option, objet d’une prescription de la Haute hiérarchie, est consécutive aux incidents récurrents ayant impacté négativement ces dernières années, ledit concours », justifie le Minac. Soulignant le souci pour le gouvernement de « préserver l’image de cet événement, vitrine de la culture camerounaise, placé sous le haut patronage de la présidence de la Première dame et ayant souvent bénéficié du soutien financier et matériel de l’Etat ».

On apprend de ce communiqué que « la présidente de l’Association Comité d’organisation ”Miss Cameroun” a été informée de la décision concernant la réappropriation par l’Etat du concept Miss Cameroun ». Laquelle a souvent brandie l’argument de la protection à l’Organisation africaine de la protection intellectuelle (Oapi) du concept discuté. Pour le compte de l’association Orphée. Narcisse Mouelle Kombi assure que «le concept Miss Cameroun stricto sensus, sur lequel l’Etat a un droit de préemption, ne saurait faire l’objet d’une appropriation privative ». Alors, le Minac informe l’opinion qu’il «désavoue toute initiative relative à l’organisation par une quelconque association privée, de l’élection Miss Cameroun, sous tel ou tel habillage dénominatif ».

Ingrid Amougou: “c’est moi qui ai créé l’idée”

Vers une guerre ouverte entre le gouvernement et ORPHEE?

Pas que le concours soit suspendu ou annulé. « Les nouvelles modalités d’organisation de cet important événement culturel par l’Etat, actuellement en étude, seront communiquées en temps opportun », promet-il. De quoi rassurer sur la survie de ce concept.

Par cet acte, le gouvernement satisfait à une demande « pressante » du public ces dernières années, avec une récurrence de scandales à chaque édition de ce concours. Des affaires de mœurs, de proxénétisme, de détournements de biens,… ayant pris le pas sur la défense de l’image de marque du Cameroun. « Je n’ai pas été nommée, j’ai créé une idée. Je l’ai mise sur pied. Je suis allée déposer le concept à l’Oapi point barre. J’organise le concours Miss Cameroun depuis près de 18 ans», s’est contenté de réagir laconiquement Ingrid Amougou. C’est peut-être un front de résistance qui se prépare.

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