Rdpc : Le Pr Edmond Biloa se révolte, Nkuété le musèle

Le vice-recteur de l’université de Yaoundé II a été invité à quitter le plateau d’Equinoxe soir en pleine émission.

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Edmond Biloa avant son départ fracassant

Edmond Biloa n’a pas terminé l’émission Equinoxe soir ce 5 novembre. Le vice-recteur de l’université de Yaoundé II a quitté précipitamment le plateau de l’émission, sur instruction de « la hiérarchie » de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). La décision vient de la communication du parti des flammes. Sans précisions sur la personnalité à l’origine de cet incident. Mais une telle décision ne peut venir que des hautes sphères du parti, notamment le secrétariat général qui gère le parti au quotidien. Notamment Jean Nkueté le patron de l’administration du parti, ou à défaut le Pr Jacques Fame Ndongo, le secrétaire à la communication. D’aucuns parlent d’une injonction du Pr Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de l’Ecole supérieur des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic).

Toujours est-il que le professeur d’université a été obligé de quitter le plateau de l’émission à succès que présente Serge Alain Ottou. Le motif évoqué par le présentateur est « la titraille du journal d’Equinoxe». Le sommet du parti de Paul Biya n’aurait pas apprécié la titraille du journal d’Equinoxe Tv. Une édition qui est revenu entre autres sur la menace d’éboulement de terrain qui pèse sur l’arrondissement de Yaoundé 6, sous le regard spectateur des autorités gouvernementale, également la conférence de presse interdite de Christian Penda Ekoka. Quelques jours après une série de meetings du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) interdits par l’administration territoriale. Pendant que ceux du parti au pouvoir se tiennent sans souci. On sait par ailleurs qu’au menu du débat du soir sur la chaine du peuple, il y avait ce sujet qui alimente les polémiques sur l’espace public. Et le Pr Edmond Biloa qui représentait le Rdpc, a déclaré que « Si on veut la paix il faut laisser les partis politiques s’exprimer dans des meetings populaires encadrés par les forces de l’ordre ». Comme outré par les tares de son propre parti. C’est peut-être cette liberté de ton que n’a pas apprécié le parti de l’Homme Lion.

Cela survient à quelques heures de la célébration de l’anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Paul Biya. L’homme qui souhaitait autrefois que l’on retienne de lui le souvenir de « celui qui aura apporté la démocratie dans son pays ». Au soir de son long « règne », Paul Biya et son régime paniquent et sont aux abois. Les choses ne semblent plus bien tourner au sein de son parti. Après l’opposition, le régime s’auto-musèle.

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