Programme économique et financier : Les trois défis qui attendent le Cameroun

Il s’agit de la gestion des chocs sécuritaires, la mobilisation des ressources non-pétrolières et la rentabilité des investissements, selon Amadou Sy, chef de mission du Fmi.

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A en croire Amadou Sy, chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI) ayant séjourné au Cameroun dans le cadre de la cinquième revue du Programme Economique et Financier signé en juin 2017, le pays est bien parti pour passer haut la main cette dernière revue. Cependant, a-t-il tenu à préciser, le Cameroun doit faire face à trois principaux défis.

La gestion des chocs sécuritaires

Il s’agit de la gestion des chocs, notamment sécuritaires et le récent incendie de la Société Nationale de Raffinage (Sonara). Pour Amadou Sy, il est nécessaire pour le Cameroun de trouver des solutions adéquates pour gérer ce problème. « Le pays fait face depuis quelques temps aux chocs sécuritaires, maintenant on a eu l’incendie à la Société Nationale de Raffinage (Sonara). Il est donc nécessaire de savoir comment gérer ces chocs et surtout gérer l’incertitude le plus vite possible ». Et ce d’autant plus que selon Amadou Sy, « il y a un effet systémique sur le secteur bancaire, les recettes fiscales, non pétrolières ». Pour ce qui est de la crise sécuritaire par exemple, Amadou Sy suggère au Cameroun de « voir comment est-ce que les dividendes de la paix peuvent être récoltés ».

Élargir l’Assiette fiscale pour collecter plus

L’autre défi sur lequel le Cameroun est attendu est relatif à la mobilisation des ressources non pétrolières. Sur ce point, le chef de la délégation du FMI a déclaré qu’il est question pour les autorités publiques de voir « comment élargir l’assiette fiscale pour éviter que ce soit toujours les mêmes qui subissent l’impact de la pression fiscale ». Pour Amadou Sy, en élargissant l’assiette fiscale, il faudra veiller à ce qu’elle demeure soutenable.

Veiller sur la rentabilité des investissements

Le troisième point évoqué par Amadou Sy est celui de l’investissement. Pour lui, il n’est pas question de regarder le fait que le Cameroun s’endette pour réaliser des investissements, encore moins le fait que ces ressources finissent par devenir des soldes engagés non décaissés, mais il faut surtout tenir compte, a-t-il insisté, « des rendements des investissements afin qu’ils soient en phase avec la stratégie du gouvernement ». Pour ce faire, a-t-il martelé, « nous attendons avec impatience les travaux pour l’achèvement du Dsce II », et nous souhaitons, a-t-il conclu, « supporter le Cameroun pour l’atteinte de cet objectif ».

Par Junior Matock

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