Prison centrale de Kondengui : Les détenus du Mrc tiennent tête au régisseur

Ils s’opposaient à l’intention du régisseur, de mettre dans une cellule de passage, Mamadou Mota, le 1er vice-président du mouvement pour la renaissance du Cameroun et 33 autres militants.

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La prison centrale de Kondengui est de plus en plus portée à des mouvements d’humeurs, et la journée de mardi après-midi a été particulièrement chaude dans cette célèbre maison d’arrêt de la capitale politique du Cameroun. Les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) y détenus depuis plusieurs semaines ont montré leur solidarité à l’endroit d’une trentaine de leurs partisans qui sont arrivés dans ce pénitencier le même jour. En effet, 34 militants du MRC, dont le vice-président Mamadou Mota, arrêtés lors des marches de samedi dernier, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui. A leur arrivée, « ils ont été à demi dénudés dans la cour d’honneur du pénitencier en vue de leur introduction dans une cellule de passage, outrés et choqués par une telle mesure inhumaine et dégradante, les prisonniers politiques déjà internés à la prison centrale se sont farouchement et fermement opposés » au sort que subissaient les cadres de leur parti, raconte Bibou Nissack, le porte-parole du MRC. Cet incident s’est d’autant plus amplifié, ajoute le porte-parole du parti de Kamto, du fait que « le premier vice-président du MRC, et monsieur le conseiller spécial, sa majesté ne sont nullement passés par le Parquet pour leur déferrement ». Et que Georges Gilbert Baonla, arrivé dans le même pénitencier un jour avant, a été directement affecté dans un quartier de la prison.

Après ce tumulte, le régisseur de la prison centrale de Kondengui et les avocats des concernés, ont tenu une assise pour ramener les choses à l’ordre. De cette rencontre, note Bibou Nissack, les avocats ont demandé au régisseur de leur produire un document qui autorise la mise en écrou de leur client, malheureusement le régisseur a été incapable de produire le document, affirmant aux avocats que c’est grâce à un mandat de garde administrative, signé par le gouverneur de la région du centre, que ces derniers sont écroués.

Il faut noter qu’après les marches blanches de samedi dernier, plus de 300 militants du MRC ont été arrêtés dans les villes de Douala et Yaoundé, selon le communiqué du parti. Dans la journée de lundi, plusieurs dizaines d’entre eux ont été libérés à Yaoundé. Depuis janvier dernier, près de 250 militants du MRC sont détenus dans les prisons centrale de Yaoundé et Douala.

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