Elles ont été déclinées à Douala ce jour par le candidat du parti leader de l’opposition, en présence du Chairman du parti, Ni John Fru Ndi.
• L’institution d’un Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance à 160.000 FCFA en 5 ans.
• Le doublement des salaires des fonctionnaires en 5 ans.
• De rendre possible que chaque famille camerounaise ait son titre foncier.
• D’imposer la suppression des loyers d’avance et régulariser la relation bailleur/locataire.
• Intégrer les instituteurs vacataires et les Infirmiers diplômés d’état dans la fonction publique
• Réorganiser et réformer la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) par:
o Un audit du patrimoine de la CNPS
o Le transfert aux travailleurs de la gestion de la CNPS sous le contrôle de l’Etat, avec une participation des syndicats comme membres du conseil d’administration.
o Assurer un minimum de revenu à toutes les personnes âgées Camerounaises à l’âge de la retraite
• Promulguer une loi sur les syndicats en conformité avec les résolutions de la tripartite, donnant ainsi un statut juridique aux syndicats dont le rôle dans l’amélioration de l’environnement du travail n’est plus à démontrer.
• Créer un tribunal du travail pour connaitre de tous les différends du travail.
• Mettre en place un forum national du travail entre les intervenants (syndicats employeurs-employés / opérateurs économiques/Etat) du monde du travail présidé par le président de la république.
• Mettre en place un fond de garantie pour l’entreprenariat jeune.
• Introduire des incitations indexées sur la pénibilité pour les fonctionnaires en zone rurale et en zone difficile pour lutter contre l’absentéisme et l’abandon des postes.
• Supprimer les quotas dans les concours et examens
• Supprimer les oraux dans les concours administratifs
• Harmoniser l’âge de départ à la retraite pour les agents de l’Etat et la suppression de la prolongation d’activités pour les fonctionnaires ayant atteint la limite d’âge.
• Affecter 10 milliards par an à chaque région ou état fédéré pour favoriser l’emploi des jeunes
• Relever les dépenses de santé dans le budget de l’Etat à hauteur de 10% au moins.
• Introduire la gratuité des consultations et des soins pré et postnatals jusqu’à l’âge de 2 ans ainsi que les accouchements par césarienne.
• Instituer une couverture santé de base à hauteur de 500’000 FCFA par ménage pour une prime de FCFA 1’000 par personne par mois.
• Mettre en place un organisme national chargé de l’administration de cette Assurance Maladie Universelle et la rendre obligatoire dans 5 ans. Les réseaux de la Campost, des Mairies et des établissements de micro finances seront utilisés pour distribuer et promouvoir cette assurance.
• Eliminer la famine au Cameroun et m’assurer que toutes les personnes vulnérables incluant les enfants ont accès à une nutrition saine et équilibrée toute l’année.
• Interdire le tabac dans les lieux publics
• Réduire la mortalité maternelle et infantile
• Lutte contre les maladies transmissibles
• Prévenir et lutter contre les addictions et l’abus des substances
• Offrir l’accès sans condition aux soins sexuels et de reproduction, ainsi que de l’éducation sexuelle et du planning familial
• Significativement réduire toutes les formes de mortalités enfantines avant l’âge de 5 ans par :
o L’accès gratuit aux soins contre le paludisme jusqu’à 5 ans.
o L’accès gratuit aux soins contre toutes formes de maladies transmissibles par l’eau jusqu’à 5 ans
• Lutter contre les maladies non-transmissibles et promouvoir la santé mentale (créer des centres de vie pour les malades mentaux et mettre en place une véritable politique de santé mentale de proximité)
• Réduire les accidents de la route et la mortalité qui en découle.
• Créer un véritable système de secours d’urgence et d’ambulance sur l’ensemble du territoire national.
• L’introduction d’une bourse scolaire pour les enfants issus des ménages les plus défavorisés.
• L’Accès équitable à l’éducation enfantine et maternelle.
• La mise en place de l’école gratuite et obligatoire jusqu’à la fin du premier cycle du secondaire.
• La mise en place d’un Programme Education 2.0 (Développer les infrastructures et la capacité numérique pour transformer l’enseignement et l’éducation).
• La mise en place du manuel scolaire électronique – des tablettes connectées avec les manuels téléchargeables et la possibilité de recevoir des cours en ligne – smart classes avec des tableaux d’enseignants interactifs
• Réformer le système éducatif pour le mettre en adéquation avec nos besoins de développement
• La refonte de l’éducation en vue de permettre aux apprenants d’acquérir une connaissance du monde et une appropriation du développement durable.
• Le recrutement systématique des titulaires de doctorat dans nos grandes écoles et universités.
• L’octroi de l’autonomie académique et administrative aux universités ainsi que l’élection des responsables universitaires par leurs pairs enseignants.
• L’Introduction du concept des bus scolaires, des cantines scolaires et des internats
• L’accès équitable à l’éducation technique, professionnelle et supérieure.
• L’Elimination de toutes formes de discrimination dans l’Education
• Le développement des écoles inclusives et sûres.
• L’amélioration des conditions de vie et d’accueil des enseignants dans les zones rurales en mettant en place un système de bonus-malus des fonctionnaires dans l’éducation.
• L’introduction de l’agriculture et de l’entreprenariat dans le cursus scolaire de la maternelle au secondaire.
• L’introduction de l’apprentissage comme voie principale vers les métiers.
• La promotion de la créativité, l’art, la culture et l’innovation à l’école.
• La suppression immédiate du Probatoire – diplôme inutile et sans fondement
• L’octroi de la priorité à l’histoire et à la culture Camerounaise et Africaine dans le cursus scolaire
• La création des Hubs de Science, de Technologie, de Design et d’Innovation dans chaque région du pays – du type FabLabs.
• La mise en place d’une orientation scolaire et professionnelle comme exercice central et répété dans le cursus scolaire
• L’élimination les plafonds d’âge dans l’éducation
• La mise en place de la formation continue pour tous les âges et accessible à tous
• L’éducation à la sécurité routière et au civisme dès la maternelle
• Mettre fin aux discriminations faites aux femmes et aux filles.
• Eliminer les mariages forcés et les mutilations génitales
• Assurer la pleine participation des femmes dans le leadership et les positions de décision.
• Mettre fin à toutes formes de violence et d’exploitation des femmes.
• Donner la pleine valeur aux tâches domestiques non rémunérées et promouvoir le partage des responsabilités domestiques.
• Promouvoir le plein accès au droit à la santé reproductive.
• Assurer un droit égal aux ressources économiques, à la propriété et aux services financiers.
• Mettre en place des politiques d’égalité des chances.
• Instaurer un accompagnement fiscal pour tous les contribuables et privilégier la fonction pédagogique de l’impôt par rapport à la répression. La sanction doit être l’exception.
• Inverser la relation négative entre imposition et offre d’infrastructure, de service, du social et de sécurité.
• Créer un régime fiscal des entreprises en difficultés (pour avoir les Grande Entreprises, Moyennes Entreprises, Petites Entreprises, Personnes Physiques, Entreprises en Difficultés).
• Mettre en place un adressage effectif pour assainir le fichier des contribuables, entre autres.
• Renforcer le civisme fiscal en introduisant l’éducation à la fiscalité dès le primaire, ainsi que la publication des données fiscales de tous les contribuables.
• Améliorer l’image et la perception de l’administration fiscale en mettant en place une administration indépendante du revenu de l’Etat en charge des recettes de l’Etat.
• Illustrer le rôle social de la redistribution de l’impôt.
• Mobiliser les ressources pour améliorer l’assiette fiscale.
Je règlerai l’épineux problème des crédits de TVA par :
• La mise en place d’une régie de la TVA chargée du suivi en temps réel et du prompt remboursement des crédits de TVA.
• La mise en place d’un compte séquestre et d’un fonds géré par cette Régie et approvisionné par l’affectation d’un pourcentage du produit de la TVA (+/- 10%).
Pour réaliser les économies budgétaires, améliorer les recettes et renforcer la performance gouvernementale, sur lesquelles je compte asseoir mon programme économique, j’entends aussi procéder à :
• La suppression du recours excessif aux rétributions non salariales discrétionnaires, inégales et non comptabilisées dans la fonction publique
– Cette situation encourage des pratiques illégales de « recherche de rente » et contribue au retard des processus administratifs de prise de décision.
– Ces avantages sont limités à une portion réduite d’agents de l’Etat et ne figurent pas sur le bulletin de paie et ne sont pas liés à la performance et encouragent de ce fait des pratiques illégales de « recherche de rente ».
• L’assainissement de la gestion des entreprises publiques à risques budgétaires importants qui sont de véritables gouffres à subventions.
• La réduction des frais généraux qui représentent une part disproportionnée du budget de fonctionnement de l’Etat.
• La décomposition du budget par nature économique qui révèle qu’une grande partie des dépenses en biens et services est constituée des frais de représentations, de missions, de réceptions et des services extérieurs, non essentiels au fonctionnement de l’Etat.
• Inverser la tendance actuellement observée qui est que l’augmentation considérable du budget d’investissement public n’améliore pas visiblement la qualité globale de nos infrastructures.
• La reclassification du budget d’investissement pour y faire figurer essentiellement la dépense en capital pour mieux contribuer à l’accumulation du stock en capital.
• La recherche de plus d’efficacité du système de gestion des investissements publics, pour éviter les retards considérables dans la livraison des grands projets structurants et contribuer à l’amélioration de la qualité des infrastructures. Malheureusement de nos jours :
– Les rallongements des délais d’exécution des grands projets sont généralement doublés.
– Les projets suffisamment avancés ne peuvent être livrés du fait du retard ou de l’absence de certains volets.
– Les coûts de tous nos projets structurants sont largement au-dessus de 2 à 6 fois, comparés aux projets similaires dans d’autres pays ayant le même niveau de développement que le Cameroun.
– Pendant le septennat écoulé, aucun projet structurant n’est rentré dans sa phase d’exploitation rendant ainsi à ce jour nul, les effets attendus sur l’économie.
• La revue d’une grande part des subventions et transferts dont bénéficient les Entreprises Publiques et les Etablissements Publics Administratifs dont les performances financières et sociales laissent songeur. Une réduction des subventions pour ramener, sans toucher aux EPA du système de santé et de l’éducation, nous donne une possibilité d’économie de FCFA 55 milliards.
• Remettre de l’ordre dans les comptes d’affectation spéciaux ce qui nous donne une possibilité d’économie de l’ordre de FCFA 25 milliards
• La suppression progressive de la subvention au prix du carburant à la pompe qui ne profite qu’aux ménages les plus aisés, faussent les incitations par les prix, accroissent l’instabilité budgétaire et rendent le système de protection sociale fortement régressif.
• Mettre en place un mécanisme de lissage des prix à la pompe pour l’essence.
• Développer un nouveau statut et système de rémunération pour les agents de l’Etat en intégrant la performance, les allocations et la rémunération non salariale dans le salaire.
• Renforcer le processus d’évaluation des performances et la mise en place d’une stratégie de recrutement propre à chaque département ministériel.
• Réduire de manière significative les dépenses non allouées et centralisées en les attribuant à des fonctions spécifiques du gouvernement.
• Conduire une revue complète des entreprises publiques qui présentent les risques budgétaires les plus importants, passer des contrats de performance avec toutes les EPs et EPAs et déterminer le niveau de transfert et subventions des EPs et EPAs uniquement sur la base d’un calcul réaliste de leurs obligations et performances en matière de service public.
• Mettre en place une Régie Nationale des Projets Publics qui veille à la maturation effective et au suivi des projets financés par l’Etat, au suivi et à la surveillance des « Partenariats Publics-Privés » et des contrats « Build Operate and Transfer » ainsi qu’à la compensation des ménages et propriétaires déplacés par ces projets.
• Privilégier les financements concessionnels et les PPPs, afin de réduire le risque de surendettement du pays.
• Réformer le processus de compensation des ayants droits lors des déplacements des ménages et propriétaires pour le développement des projets publics.
• Mettre en place une Régie Nationale de l’Aménagement du Territoire et de la Planification qui veille à la planification et à l’aménagement nationale et entre les régions et/ou les communes. Elle renforce le lien entre la préparation des investissements publics et le cycle budgétaire en améliorant l’articulation entre les plans de développement locaux, les cadres de dépenses sectorielles, le cadre budgétaire à moyen terme et le budget programme de l’Etat.
• Rééquilibrer la distribution des ressources des hôpitaux tertiaires vers les formations sanitaires de soins primaires.
• Réformer le système d’achat des produits pharmaceutiques et médicaux.
• Allouer directement le budget aux établissements scolaires et médicaux par un mécanisme de financement qui tienne compte de leurs besoins individuels et intègre des incitations à la performance.
• Mettre en place un mécanisme de financement basé sur la performance (FBP) dans toutes les écoles et tous les établissements hospitaliers publics.
• Réformer le plan de carrière des enseignants et du personnel médical, directement rattaché aux régions ou aux états fédérés, et renforcer les politiques de gestion du personnel en leur fournissant des incitations à travailler dans les régions isolées et/ou difficiles et en renforçant le contrôle local de l’absentéisme par les maires.
• Développer un système de gestion des enseignants basé sur les meilleures pratiques internationales.
• Réformer la fonction publique et l’affectation de certains fonctionnaires aux régions fédérés et aux communes ;

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