Port de Douala : Cyrus Ngo’o fait reculer les faussaires

Le processus de normalisation engagé par le directeur général du Port Autonome de Douala est venu mettre fin aux activités de faussaires, fraudeurs et autres hors-la-loi.

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Mettre fin aux activités illicites et autres pratiques peu orthodoxes dans la gestion du domaine portuaire à Douala. C’est l’un des combats de Cyrus Ngo’o. Le directeur général du Port Autonome de Douala (PAD) en a fait une priorité. Et s’il peut déjà compter quelques victoires à son actif, c’est grâce au processus de normalisation, de rénovation et de développement qu’il met progressivement en œuvre au sein de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri. « Avec l’assainissement du fichier des amodiataires, les sous locations, des attributions illicites, les doubles voire triple attributions à des personnes ou entités n’ayant aucune activité connue dans le secteur maritime et portuaire sont autant de pratiques qui ont été supprimées. Les faussaires et autres fraudeurs sont hors circuit », assure une source introduite au PAD.

L’affaire BANOS contre PAD

Du coup, le processus de normalisation implémenté par Cyrus Ngo’o fait des mécontents. Le PAD et son directeur général ont été cités par Maitre Alain Nguini à comparaître le 29 octobre dernier au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Douala Bonanjo. Au sujet de l’affaire qui les oppose à la société BANOS. De sources crédibles, c’est en se prévalant d’un mandat de ladite société BANOS qui a fermé ses portes depuis des années au Cameroun, que l’avocat Alain Nguini a porté plainte à travers une citation directe pour « destruction, destruction de clôture, violation de domicile, trouble de jouissance et vol en coaction ». Or, pour comprendre cette affaire « aux relents de tentatives d’arnaque » selon nos informations, il faut remonter en 1997.

PAD/BANOS : LES FAITS

Suite à l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) N°173/97 du 16 juillet 1997, le PAD apprend-on, a attribué à la société BANOS S.A Cameroun, spécialisée en logistiques et transports, une parcelle du domaine public portuaire d’une contenance superficielle de 17.000 m2. Mais face aux difficultés financières liées notamment au contentieux avec l’Administration fiscale, « le site et les installations resteront inexploités pendant plus de deux ans, et le directeur général adressera une mise en demeure commandant tant la reprise des activités, que le paiement des arriérés de redevances portuaires », confie une source au PAD. Confrontée à des difficultés d’exploitation, qui vont mettre l’entreprise en cessation des paiements, une procédure collective diligentée par ses créanciers, aboutira à un jugement prononçant la liquidation des biens de cette société qui mettra la clé sous le paillasson, apprend-on encore.

Ainsi donc, c’est par Décision n° 0606/15/DG/PAD du 07 Août 2015, que le PAD va être obligé de résilier
le titre d’occupation sur cette parcelle. Celle-ci sera alors cédée à l’entreprise MEDLOG par une Autorisation N° 001-17/DG/PAD du 29 janvier 2017 d’Occupation Temporaire d’une parcelle du domaine public portuaire de Douala/Bonabéri.
« Mécontent de cette situation, Maître Alain Nguini, va dans un premier temps le 26 juin 2017, menacer de s’immoler devant l’une des entrées du PAD avant d’en être dissuadé par le procureur général et le bâtonnier de l’Ordre National de Avocats au Barreau du Cameroun. Il n’osera pas passer pas à l’acte », raconte une autre source. Et de poursuivre : « par la suite, sans mandat et pour une société n’ayant plus d’existence légale, Maitre Nguini va donner citation au PAD et à son directeur général, d’avoir à se trouver et comparaître, par devant le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo siégeant en matière correctionnelle ». Selon les indiscrétions, le plaignant souhaitait mettre la pression sur le Port Autonome de Douala et son directeur général pour un arrangement à l’amiable. Une démarche qui, visiblement, a reçu une fin de non recevoir.

 

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