Une session extraordinaire du National executive commettee (Nec) du Social democratic front (Sdf) élargie aux élus du parti, se tiendra jeudi prochain à Yaoundé, sous la présidence de Ni John Fru Ndi. Le communiqué invitant obligatoirement les décideurs du parti leader de l’opposition est signé de Jean Tsomelou, secrétaire général du parti. Le sénateur indique que l’ordre du jour porte sur la déclaration faite par Akéré Muna sur les antennes d’Equinoxe Tv, accusant le Sdf d’avoir fait invalider sa requête par la Cour suprême en 1992, au sujet de l’élection présidentielle. Invité de la Télévision du peuple, l’ancien bâtonnier avait déclaré que « j’avais déposé une requête à la Cour suprême pour exiger l’annulation de l’élection, mais le Sdf a saisi la même Cour suprême pour dire qu’il n’avait mandaté personne pour faire une requête».

Les têtes pensantes du Sdf devraient préparer une réplique à celui qui fut le directeur de campagne de Ni John Fru Ndi à cette première élection de la réouverture démocratique. La Cour suprême avait déclaré vainqueur Paul Biya devant Fru Ndi, sur un score serré (39,9% contre 35,9 % et Bello Bouba arrivant en 3ème position avec 19,2 %). Le parti du 26 mai 1990 a toujours clamé sa victoire volée, sans contester par la voie légale, celle de la Cour suprême, alors compétente pour connaître des contentieux électoraux. Depuis l’annonce de sa candidature pour le scrutin du 7 octobre prochain, Me Akere Muna ne loupe pas une seule occasion de revenir sur cette victoire volée du Sdf, mais surtout sur la gestion de ladite défaite, pour condamner le parti qu’il avait alors accompagné. Lui qui appuie ses dires par des résultats différents (38,02% pour Fru Ndi, 31,52 %) pour Bello Bouba et 24,78% pour Paul Biya), compilés avec le concours de nos correspondants en mission dans chaque capitale provinciale. Le fils de l’ancien Premier ministre qui en outre déclare avoir quitté le Sdf parce que « j’avais refusé de reconnaître le fait que la Cour suprême avait proclamé M. Biya comme président de la République ».

Au sortir de la réunion de crise de jeudi prochain, des lignes devraient bouger au sein du groupe des ténors de l’opposition. Au moment où le projet d’une coalition de l’opposition semble de plus en plus certain. Le Sdf devrait certainement prendre des distances face à un compagnon qui ne lui fait pas de cadeau. Toujours est-il que la guerre est presque ouverte entre les deux camps engagés dans la course pour la présidentielle prochaine. Joshua Osih prend le témoin chez John Fru Ndi, pendant que l’ancien vice-président de Transparency international évolue sous les couleurs du Front populaire pour le développement (Fpd).

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