Opération Epervier : Mebe Ngo’o et son épouse demandent une mise en liberté provisoire

L’ancien ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense et sa compagne avait saisi le juge de l’habeas corpus (juge des libertés) du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi pour dénoncer leur détention provisoire, qu’ils jugent abusives.

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Le couple Mebe Ngo‘o sera fixé sur son sort le 21 juillet prochain. L’ancien ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense et son épouse avaient saisi, le 18 juin dernier, le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi, de deux requêtes pour leur mise en liberté provisoire.

Une première audience s’est tenue le 09 juillet « dans le cabinet de l’un des magistrats de cette juridiction. Agissant en qualité de juge des libertés, ce magistrat a écouté les arguments des avocats du couple Mebe Ngo’o et ceux de leur contradicteur commun, le procureur de la République près le TGI du Mfoundi, avant de donner un délai de douze jours pour rendre sa décision », informe Kalara, le journal de Christophe Bobiokono.

Détenus provisoirement depuis le 8 et le 11 mars 2011, des faits présumés de détournement de biens publics, corruption active, blanchiment aggravé de capitaux, délit d’initiés, intérêt dans un acte et violation de la réglementation des marchés publics pour l’ancien ministre. Et de complicité de détournement de biens publics, blanchiment de capitaux et de complicité de corruption active, pour son épouse Minla Nkoulou Bernadette, le couple Mebe Ngo’o avait vu sa détention provisoire prolongée en septembre dernier. Pour justifier leurs demandes de mise en liberté provisoire, les deux détenus brandissent l’article 9 alinéa 3 de la loi portant création du Tribunal Criminel Spécial. Cette disposition prévoit que « l’information judiciaire est clôturée par le juge d’instruction dans un délai maximum de 180 jours, soit six mois après le réquisitoire introductif d’instance ». Selon leurs avocats, l’information judiciaire de M. Mebe Ngo’o a pris fin le 8 septembre 2019 et celle de son épouse le 11 septembre 2019.

Un plaidoyer que le parquet rejette, estimant que le couple Mebe Ngo’o et leurs conseils confondent « le régime de clôture de l’information judiciaire avec le régime de détention provisoire, deux situations juridiques qui ne seraient pas liées, selon le représentant du ministère public ».

Joseph Essama

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