Numérique : semaine de l’innovation : les 15 finalistes incubés

Pendant trois jours, ces porteurs de projets ont bénéficié de séances de coaching, de partage d’expériences et de formations spécialisées au centre d’incubation du Sup’ptic Business Academy à Yaoundé.

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Ce lundi 24 août 2020 était jour de rentrée pour les porteurs des 15 meilleurs projets présélectionnés dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine de l’Innovation Numérique. Retenus parmi 500 candidats à ce concours national du meilleur projet TIC, les 15 finalistes ont pris d’assaut l’une des salles du Sup’ptic Business Academy. Pendant trois jours, les porteurs de projets ont été incubés. Au menu de leur programme, des séances de coaching, de partage d’expériences et de formations spécialisées. «Nous estimons à la lumière de ce qui a été fait l’année dernière que les projets sélectionnés ont besoin de maturation. Et c’est cela qui constitue l’objectif même de ces trois jours de formation», explique Théophile Abega Moussa. Selon le directeur du Sup’ptic Business Academy, il a surtout été question d’apprendre à ces jeunes inventeurs à monter son modèle d’affaires ; élaborer un projet qui épouse le contexte local et la culture des utilisateurs (design thinking, Ndlr.) ; les différentes étapes pour accéder au marché, c’est-à-dire la stratégie marketing. «Ces formations, parmi les plus pointues, contribuent au renforcement des capacités et des compétences de ces 15 jeunes», a indiqué la ministre des Postes et Télécommunications en visite au Sup’ptic Business Academy lundi dernier. «A ce stade du processus, poursuit Minette Libom Li Likeng, et sans préjuger de l’issue des travaux du jury chargé d’effectuer le classement final, j’ai été particulièrement marquée par la pertinence et le caractère pratique de tous ces projets, qui adressent diverses problématiques liées au Covid 19».

Des innovations pour lutter contre le Covid-19

Le Covid-19 Les jeunes retenus cette année développent en effet des projets dans plusieurs secteurs d’activités mais la majorité tente d’apporter des solutions à la riposte liée au Covid-19. C’est le cas de Rosalie Fogue Tsono et son «SOS Covid-19», une application mobile pour la gestion des données liées à la pandémie du Covid-19, la détection, la prise en charge et la géolocalisation des cas. «C’est une application qui permet de faire un diagnostic à partir de son Smart phone ou une tablette, d’éduquer et informer les populations, mais aussi d’archiver les données liées à la pandémie du Covid-19», explique-t-elle. La jeune entrepreneure, ingénieure en robotique et système embarqué, qui participe pour la première fois à ce concours ne nourrit pas seulement l’ambition de gagner. «Gagner c’est bien dit-elle, mais pour moi, le plus important c’est de faire connaitre mon application au grand public. Ce serait une victoire plus significative si cette application contribue à sauver des vies humaines». Cette année justement, le thème de la Semaine de l’Innovation Numérique porte sur : «La jeunesse camerounaise face au défi de l’innovation en contexte de crise sanitaire».

Récompenses

Une fois incubés, les 15 finalistes du concours national du meilleur projet de l’innovation numérique sont appelés à faire une présentation orale (pitch) et une démonstration pratique de leurs inventions devant un grand jury ce jeudi 27 août 2020. La cérémonie officielle de remise des récompenses étant prévue le lendemain avec au programme, une exposition des innovations des startuppers camerounais. D’ailleurs à ce propos, le concours comporte deux types de récompenses distinctives : le Prix spécial du président de la République décerné au meilleur projet, et les prix catégoriels, destinés aux autres lauréats. Les candidats seront à cet effet évalués par un jury entièrement constitué de professionnels de haut niveau, dans le domaine des TIC. Notamment des responsables d’incubateurs et technopoles, des startups, des médias spécialisés et des milieux d’affaires. «Le véritable enjeu de ce concours, soutient la ministre des Postes et Télécommunications, est de mettre sur pied un environnement propice à la création et au développement d’entreprises viables dans le secteur du numérique. Il vise également à accompagner sur le long terme l’émergence d’écosystèmes numériques matures et solides, porteurs de nouvelles opportunités économiques».

Par Arthur Wandji

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