Nouveaux Droits de l’Homme célèbre la journée mondiale de l’Afrique

L’ONG a organisé, à cette occasion, une cérémonie de présentation officielle de l’étude nationale sur la justice pénale.

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Nouveaux Droits de l’Homme célèbre la journée mondiale de l’Afrique

La journée mondiale de l’Afrique se célèbre chaque 25 mai. A la veille de cette célébration, l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme, a organisé à la Chambre d’agriculture de Yaoundé, une journée commémorative à cet évènement. Cette journée a été l’occasion pour cette organisation de défense des droits de l‘homme, de mettre sur pied un cadre de dialogue et d’échange, qui a permis de discuter du respect par le Cameroun des engagements pris au niveau africain.  Au cours des débats, l’avocat et enseignant de droit Claude Assira a fustigé le fait que le Cameroun ne respecte pas les engagements pris au niveau africain. L’avocat a notamment condamné : le non-respect à une justice équitable, et de la présomption d’innocence. Il a blâmé le fait que la justice n’est pas indépendante au Cameroun et a fustigé les « prises de position intempestives des membres du gouvernement » notamment sur les affaires pendantes en justice et qui influencent les décisions de justice. Maitre Claude Assira n’a pas manqué de faire ce constat alarmant : « quand la justice n’est pas lente au Cameroun, les procès sont bâclés et les condamnations fantaisistes ». La suite du programme de la journée a été meublée par la présentation officielle de l’étude nationale sur la justice pénale. Cette étude relève que « la situation des droits de l’homme au Cameroun est controversée et que les défis en matière d’accès et d’amélioration à la justice pénale demeurent nombreux » a indiqué Cyrille Rolande Bechon, Directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme.  Plusieurs problèmes ont été évoqués Au-delà de ratification des instruments et des textes de lois, « il se pose un problème de jouissance et d’effectivité de ces droits sur le terrain ». Une jouissance vue, du point de vue des justiciables et non du point de vue de ceux qui doivent dire le droit. A cela s’ajoutent plusieurs goulots d’étranglement notamment : le cout d’accès à la justice, l’administration de la justice, les lenteurs judiciaires, la complexité des procédures et les difficultés d’avoir accès à un procès équitable, dans un délai raisonnable.  Ces problèmes sont, a précisé la directrice exécutive de l’organisation,« de la responsabilité de l’Etat du Cameroun et non de celle des individus », comme tentent de l’expliquer certains. Cyrille Rolande Bechon, note que « c’est l’Etat du Cameroun qui adopte les lois, et qui ratifie les conventions, c’est aussi lui qui doit prendre des mesures positives pour que les textes soient effectifs », en sanctionnant les fonctionnaires véreux.

Depuis plusieurs années, NDH-Cameroun a initié le Programme d’Amélioration de l’Accès à la Justice Pénale (Paajp). Ce programme vise à faciliter l’accès des couches vulnérables à la justice pénale, à travers l’amélioration de l’appropriation du droit pénal et du code de procédure pénale. Et est porté en partenariat avec Aprodham, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, le Programme National de Gouvernance, la Commission des Droits de l’Homme du barreau, avec l’appui de l’Union européenne.

Joseph ESSAMA (Défis Actuels)

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