Neo industry : origine et impact attendu sur l’économie

Le projet soutenu par le Minepat en 2016 à travers des « Appuis directs » va permettre l’augmentation de la transformation locale de cacao.

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Tout est parti de la convention signée entre le Programme Agropoles et Neo Industry le 16 juin 2016. Inspirée de l’orientation gouvernementale dans sa stratégie de développement de l’industrialisation, l’idée de mettre en place une usine de transformation des fèves de cacao à Kekem (région de l’Ouest) sous forme de projet intitulé « projet d’agropole de production, de transformation et de commercialisation du cacao » voyait ainsi le jour. Deux ans et demi plus tard, la plus grande unité de transformation de cacao du Cameroun est officiellement sur pied. Avec un impact certain sur l’industrialisation du pays et aussi la création de la valeur ajoutée. La cérémonie d’inauguration a eu lieu le 26 avril dernier, sous la houlette du Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

Appuis directs

Le patron de l’usine, Emmanuel Neossi peut remercier le gouvernement. Notamment l’actuel ministre des Finances, pour le rôle que celui-ci à jouer dans le processus de création de cette nouvelle unité d’une capacité de transformation de 32 000 tonnes de fèves par an. C’est en effet Louis Paul Motaze, à l’époque ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) qui a « piloté le dossier au sein du gouvernement et qui a mis tout en oeuvre pour que le projet prenne corps », assure une source à Neo Industry S.A. Parmi les efforts enregistrés : la création de plusieurs facilités telles que les avantages fiscalo-douaniers comme l’exonération des impôts et taxes directes pendant dix ans, ainsi que des droits et taxes de douanes. Le gouvernement a également consenti à accorder des facilités au plan administratif lié notamment à la zone franche industrielle.

Louis Paul Motaze a aussi accordé au promoteur du projet, un financement direct à hauteur de 1,2 milliard de francs CFA dans le cadre de ce qu’il avait appelé : « les appuis directs dans les investissements productifs ». Dans sa posture de ministre de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du territoire à l’époque, Louis Paul Motaze a inscrit cette action dans le cadre de la nouvelle politique économique nationale qui s’articule autour d’une industrialisation locale porteuse de croissance et créatrice d’emploi. Parce que dira-t-il, l’émergence passe par l’industrialisation. « Le gap d’infrastructures compte parmi les faiblesses majeures de l’économie camerounaise, selon les diverses enquêtes menées auprès du secteur privé », expliquait Louis Paul Motaze. Raison pour laquelle poursuit-il, « il faut encourager la transformation du cacao ; cela nous permet d’être beaucoup plus résiliés et nous mettre à l’abri des fluctuations des prix sur le marché international ».

Cacao, café, pêche, coton, textile…

Louis Paul Motaze avait en effet bien fait de penser sérieusement cette politique qui consiste pour le gouvernement « à accompagner et à soutenir le secteur privé à travers des appuis divers, y compris des appuis directs que pourrait soutenir le Budget d’Investissement Public de l’Etat ».

L’actuel ministre des Finances a d’ailleurs poursuivi cette politique à divers niveau pour encourager et stimuler la production locale tant souhaitée par le président de la République. A titre d’illustration, Louis Paul Motaze avait annoncé un appui gouvernemental de 900 millions de francs CFA à Synergie Nord Sud (SNS) en vue du renforcement de la production du café dans le département du Moungo. Dans le même temps, Louis Paul Motaze s’est rendu sur l’île de Manoka où le gouvernement a consenti à accorder un appui de 1,13 milliard de francs CFA dont 780 millions pour la construction d’une unité de production de glace et de conservation des produits de pêche et 350 millions pour achever le chantier du débarcadère dont la construction était en traîne depuis près de deux ans. En ce qui concerne la branche peaux et cuir, l’on annonce des contrats de partenariats avec des pays étrangers en vue notamment d’implanter une usine de production de chaussures dans la ville de Bafoussam.

Quant à la filière coton et textile, le gouvernement multiplie des appuis financiers afin de permettre la relance de ce secteur. Objectif : renforcer la source de résilience du Cameroun à partir de filières porteuses de croissance.

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