Nécrologie : Me Souop Sylvain n’est plus

L’avocat s’est éteint ce matin au Centre des urgences de Yaoundé.

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Me Souop Sylvain n’est plus de ce monde. Le président du collectif des avocats de Maurice Kamto et compagnie s’est éteint ce matin au Centre des urgences de Yaoundé (Cury). La nouvelle est rendue publique par Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto. On y apprend que le conseil du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a succombé suite à une réponse négative à l’anesthésie que lui préparait l’équipe médicale devant procéder à une opération de son bras. L’homme s’en étant sorti d’un accident dont il a été victime le week-end dernier sur la route Dschang-Bafoussam, avec une fracture du bras.

La nouvelle a surpris le Mrc qui suivait de près la situation de son conseil depuis qu’il a été évacué sur Yaoundé, après un bref passage à l’hôpital régional de Bafoussam. « Nous avions plus d’inquiétude pour Me Temate qui avait des soucis au niveau de la tête et qui a dû faire un scaner de la tête, mais Me Souop ne présentait aucun mauvais signe », se dit « surpris » Célestin Djamen. « Il était au téléphone avec des proches quelques minutes avant l’entrée en salle d’opération, et était même souriant », appuie un autre cadre du Mrc. Du coup, au Mrc, des voix s’élèvent pour se poser des questions : «Comment peut-on survivre à un accident de la circulation en s’en sortant avec une fracture du bras, et mourir quelques jours plus tard alors qu’on est entre les mains du personnel soignant du CURY… pour une banale opération portant sur le bras fracturé ? », se demande Olivier Bibou Nissack sur son mur facebook. Maximilienne Ngo Mbe, membre de la Société civile, peut s’interroger sur cette « mort subite », et exiger « une autopsie suivie d’une enquête indépendante».

Me Sylvain Souop était le leader du collectif qui a défendu la cause du Mrc lors du contentieux post-électoral, mettant à mal de hauts magistrats de la République. Son équipe a continué à défendre les intérêts de Maurice Kamto et ses coaccusés dans le procès des « marches blanches » qui visaient à contester les résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

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