C’était prévisible. Après le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 au Cameroun, Paul Biya se devait de trouver une astuce pour mettre un terme à la discorde née entre Bidoung Mkpatt et Ferdinand Ngoh Ngoh. S’il a promu son secrétaire général au rang de ministre d’Etat, le chef de l’Etat a opéré un changement de siège entre le ministre des Sports et son collègue des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi. Un mouvement de chaise musicale qui sonne un peu comme une sanction envers le désormais ex-patron camerounais des Sports dont la responsabilité aurait été établie parmi les causes du retrait de l’organisation de la CAN 2019 au pays des Lions Indomptables. On lui reproche notamment d’avoir été très peu actif sur le terrain des chantiers de la compétition. Son remplaçant n’a pourtant pas grand-chose à voir avec les milieux du sport. Narcisse Mouelle

Kombi est en effet un universitaire et écrivain qui a trois mois pour clore définitivement le dossier lié à la construction des futures infrastructures sportives. Mais qui devra également veiller à la bonne marche du mouvement sportif national. Devenu en mai 1993, enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé II, il sera tour à tour assistant, chargé de cours, maître de conférences puis professeur titulaire. Chargé d’études au Secrétariat Général de la Présidence de le République (1995 – 2003), puis doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Douala (2003 – 2005), directeur de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (2005 – 2012), Il devient Conseiller spécial à la présidence de la République avant d’être nommé ministre des Arts et de la Culture le 2 octobre 2015. Rarement impliqué dans le domaine des sports, c’est donc un tout nouveau monde qu’il s’apprête à découvrir.

Source: Défis actuels

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