Mbarga Mboa en croisade contre le tribalisme

Dans une vidéo largement diffusée dans les réseaux sociaux, l’homme politique appelle les camerounais à vivre fraternellement.

0
211

C’est presque de l’inédit dans le milieu politique camerounais, qu’un homme politique prenne son micro pour dénoncer haut et fort le tribalisme ambiant qui se vit dans les réseaux sociaux et qui commence à prendre des proportions inquiétantes. Mbarga Mboa lui a eu le courage de la faire. « Je suis un homme politique, je vous encourage à vous mettre résolument derrière l’homme (Paul Biya) qui fait que nous soyons en paix. L’homme qui fait que je vous dise que tous les Camerounais sont chez eux. C’est un langage de fraternité », peut-on l’entendre dire dans cette vidéo qui fait encore le tour de la toile. L’ancien ministre des sports explique, parlant à la foule que « comme vous, je lis WhatsApp, Facebook, et je vois des choses dans lesquelles je ne me reconnais pas. » Avant de trancher net, sous les youyous de la foule, : « Le tribalisme ne doit pas vivre ici au Cameroun ». L’élite du Mfoundi pense qu’il est temps de mener une croisade sans merci contre cette gangrène qui envahit notre pays, car dit-il, « cela a commencé ailleurs et a finalement détruit les pays ». Philippe Mbarga Mboa souhaite de tous ses vœux que les Camerounais continuent de vivre ensemble comme ils l’ont toujours fait, « sans distinction ni discrimination ».

Prenant son cas personnel, l’actuel ministre chargé des missions à la présidence de la République donne quelques exemples de sa vie où il cohabite pacifiquement avec des gens qui ne sont pas originaires de sa région. Il cite sa fille qui a épousé un homme qui n’est pas du Centre et avec qui il s’entend parfaitement, et le cas de son chauffeur, qui est originaire de l’Ouest et avec qui il n’a aucun problème. Mbarga Mboa se dit fier de ce Cameroun que nous ont légué les ancêtres et qui était débarrassé du tribalisme. Il rassure beaucoup d’enfants nés à Yaoundé et qui ne sont jamais allés, ou qui vont rarement dans les villages de leurs parents, sont « chez eux à Yaoundé ».

Dans les réseaux sociaux, cette vidéo tombe comme un message de paix dans un champ de guerre virtuelle totalement dévasté. Plusieurs personnes sur la toile ont salué ce discours. Dans un commentaire, Leopold Diffo, internaute pense, commentant la video, que « que nous soyons Bamileke, Haoussa, Beti, Bulu, Bassa’a, nous sommes tous des Camerounais ». Edmond Kuate quant à lui écrit : « bravo monsieur le ministre, voilà qui est bien dit, si les hommes politiques de tous bords et de tous les coins pouvaient emboîter votre pas, le Cameroun ferait un grand pas vers l’avant ». Il faut préciser que depuis la période de pré-campagne, jusqu’à ce jour, le tribalisme est monté en puissance dans les réseaux sociaux. Dans certains fora, plusieurs tribus se vouent aux gémonies, en se promettant le pire. Ce tribalisme qui oppose surtout les Beti aux Bamilékés, risque, si rien n’est fait, de quitter le champ virtuel pour se matérialiser et embraser le pays.

L’appel lancé par Phillipe Mbarga Mboa est un chant à l’unisson que devrait épouser tous les Camerounais épris de paix et soucieux du vivre ensemble. Selon plusieurs sources, Phillipe Mbarga Mboa aurait initié des réflexions avec les membres de la société civile pour voir comment éradiquer ce fléau.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here