Management: la BAD forme à la gestion des plaintes issues de ses projets

La Banque Africaine de Développement a rassemblé à cet effet, les membres de la société civile du Cameroun et d’Afrique centrale lors d’un atelier organisé à Yaoundé.

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La BaD forme à la gestion des plaintes issues de ses projets.

Bientôt la fin des plaintes relatives aux problèmes d’indemnisation, aux effets nocifs de certains projets sur l’environnement, et autres récriminations des populations qui n’étaient pas prises en compte. Un nouvel outil vient d’être mis en place au sein de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour résoudre ces problèmes. Il s’agit du Mécanisme Indépendant d’Inspection (MII). Il a pour but de traiter des recours émanant des personnes ayant subi un préjudice lié à la mise en œuvre des projets financés ou cofinancés par le groupe de la banque. C’est dans cette perspective qu’un atelier a été récemment organisé à Yaoundé par la BAD, en collaboration avec le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), sous le thème « Gestion des plaintes émanant des personnes ayant subi un quelconque préjudice des projets financés par la Banque Africaine de Développement ». Ledit atelier avait pour but de « permettre aux organisations de la société civile du Cameroun et de l’Afrique centrale, de mieux comprendre leur rôle dans le cadre de la prise en compte des plaintes des populations bénéficiaires des projets financés par les ressources de la banque ». En effet, en associant les acteurs des sociétés civiles du Cameroun et de l’Afrique centrale à cette initiative, l’ambition de la BAD, selon le Représentant résident de la BAD au Cameroun, Solomane Koné est que, « ceux-ci puissent servir d’interface entre l’institution et les populations, afin que les préjudiciables aient l’occasion d’interpeller la banque, de manière à ce que les projets de la BAD soient réalisés conformément à ses propres politiques et procédures ». Ainsi, selon Sekou Toure, directeur de l’Unité de vérification de la conformité et de médiation de la BAD, instance qui chapeaute le mécanisme, « cet outil est mis en place pour éviter que les populations ne soient laisées », car a-t-il renchérit, « lorsque la BAD conduit un projet, c’est pour le bien-être des populations, et non l’inverse ». Il convient de souligner que le MII a été établi en 2004 par les conseils d’administration de la BAD. Il est opérationnel depuis 2006. Il a pour rôle de contribuer à la promotion de la gouvernance dans la conduite des projets financés par la BAD. Notons par ailleurs que la BAD conduit 140 projets d’investissement en Afrique centrale, et dans ces projets, une quarantaine a un caractère régional et couvre des secteurs aussi divers que l’énergie, l’agriculture, les routes, les transports, l’eau et l’assainissement et la gouvernance, etc.

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