Limitation des importations: l’Etat mise sur les PMe et la transformation locale

Les pouvoirs publics entendent développer des industries et apporter un soutien plus accru aux petites et moyennes entreprises, à l’effet de réduire les importations de certains produits de grande consommation.

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Le gouvernement camerounais veut implémenter une piste de solution pour réduire les importations de certains produits de première nécessité. Il s’agit, tel que l’avait déjà suggéré le chef de l’Etat alors en campagne en vue de la présidentielle du 7 octobre 2018, du développement des industries de transformation locale et d’un soutien plus accru aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi qu’aux Petites et Moyennes Industries (PMI). Le sujet était au centre des discussions le 28 mars dernier, lors du Conseil de Cabinet présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Concrètement, il a été question des leviers de transformation industrielle des produits agricoles. L’on apprendra que les PME doivent être impliquées notamment à travers la création de chaînes de valeur en vue de la réduction des importations des biens et des services. « La chaîne de valeurs expliquait à Cameroon Tribune [édition du 29 mars 2019, Ndlr.] le ministre des PME, c’est un processus qui mérite qu’on lui accorde une très grande importance. Parce que dans le cadre de la balance commerciale des biens ou des services, on enregistre un déficit qui est de plus en plus abyssal ». Seulement, ces PME doivent se structurer autour de ces chaînes de valeur. Pourquoi ? « D’abord, il s’agit de bénéficier des financements pour renforcer leur production, de disposer du capital technologique nécessaire, de bénéficier des structures de mise à niveau, mais entend aussi, de respecter les normes et les certifications en termes de production », répond le ministre Achille Bassilekin III.

Mesures incitatives

Il existe en effet, à en croire le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, des possibilités de transformation industrielle des produits locaux. Selon Gabriel Dodo Ndoke, les leviers à actionner actuellement pour l’accélération locale de ces produits agricoles sont ceux qui devraient être assis sur l’existant industriel. « A savoir dit-il à Cameroon Tribune, accroître la capacité de production des unités existantes et mettre en place un maillage des acteurs qui interviennent directement dans le processus de production de la matière première et de la transformation ». Si cela est fait, « nous pensons que le processus de transformation locale devrait s’accélérer et être accompagné par des mesures incitatives et protectrices de ces produits sur le marché local », poursuit le ministre. Pour lui, les mines représentent près de 28% de la valeur ajoutée du secteur secondaire hors pétrole. Alors que l’on dénombre à ce jour 210 000 unités économiques dans le secteur des PME à qui le gouvernement entend apporter les différents appuis annoncés par le chef de l’Etat. Objectif : permettre à ces entreprises d’accroître leur production pour la couverture du marché national principalement.

Par Arthur Wandji
Source Défis actuels

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