Lfpc : Les clubs approuvent la gestion de Semengue

L’Assemblée générale réclamée à cor et à cri s’est finalement tenue ce 28 février, sans dessiner un avenir meilleur.

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La montagne aura finalement accouché d’une souris. Après plus de deux heures de travail sous fond d’échauffourées et meublées de joutes verbales, quitus a été donné à Pierre Semengue et au commissaire aux comptes pour les rapports présentés par chacun, de la gestion de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) au courant de la saison dernière. A l’unanimité. En même temps que l’AG accepte de nommer le cabinet Nguimbouss comme commissaire aux comptes pour un mandat de trois ans renouvelable. Alors que le patron de l’instance qui gère le football professionnel a subi les foudre de ses collègues du Conseil d’administration , et de l’Assemblée générale qui exigeaient la tenue de cette assise avant le démarrage de la saison. En coulisse, d’aucuns soupçonnaient le Général Semengue de méthodes peu orthodoxes dans la gestion des affaires et même des fonds de la Lfpc. Et il se murmurait que quitus ne lui serait pas donné. Dans la foulée de la guerre des tranchés que se livraient les belligérants, le démarrage de la saison a avorté le 26 janvier 2019. L’homme dont la décision unilatérale de mettre à la retraite la secrétaire générale Pauline Manguele, a accentué la grogne de plusieurs présidents de clubs, s’en est même sorti avec un salaire révisé à la hausse. Soit désormais un gain de deux millions le mois. Pour autant, il semble exhaler de cette « régularisation » des émoluments du président une odeur de deal. D’autant plus que, même si tout est adopté à l’unanimité, il reste que dans l’un et l’autre camp, on a fait des concessions. Ainsi, quatre des 12 résolutions prises, penchent du côté des extrémistes opposés à Pierre Semengue. Il en est de « la création d’un Comité de visa budgétaire chargé de viser et d’autoriser les dépenses avant l’établissement des chèques, pour les montants supérieures à 500 000F ». Aussi, « en compensation de la dotation des équipements Garman, la Ligue accorde un appui financier à hauteur de trois millions par club », ont-ils décidé. Deux fléchissements du général qui jusqu’ici résistait sur ce point. Par ailleurs, le général a été obligé de se séparer de ses consultants, en même temps que le processus de recrutement du nouveau personnel est gelé. Ces nouvelles recrues se voient accorder trois mois d’essai supplémentaires au terme desquels ils seront évalués. Pour le reste, les règlements des compétitions ont été adoptés, ainsi que le budget équilibré en ressources à 2 milliards 318 millions 250 mille FCfa ; et en charges à 2 milliards 18 millions 250 mille FCfa.

Deux Tkc présents, la Fécafoot arrondit les angles

Pour autant, il aura fallu plus de la moitié du temps à gérer les préalables : l’adoption de l’ordre du jour, et la gestion du cas Tonnerre Kalara Club. Pour le premier cas, les participants ne s’accordaient pas sur les priorités. En ce qui concerne le TKC, la présence des deux factions du club de Mvog Ada a été mal perçue par l’Assemblée générale dont une bonne majorité reprochait au général Semengue d’avoir convié le directeur général aux travaux où ne sont concernés que les présidents de clubs. Finalement, les deux représentants du Tkc seront mis à la porte pour laisser avancer les travaux. Le tout sous le regard d’Aboubakar Alim Konaté, le premier vice-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). « Dans un débat ouvert et sans complaisance, les acteurs de la Ligue se sont dits les choses qu’il fallait et un large consensus s’est dégagé sur les résolutions prises ; ce qui permettra un bon fonctionnement de la Ligue », assure-t-il. « Nous sommes en train de rebâtir notre football et le football professionnel y est un point important. Le fait que la sérénité soit revenue au terme de ces travaux est un gage de réussite pour le futur », se satisfait celui qui est président du comité ad hoc qui réfléchit sur l’avenir de cette institution. Mais des pans importants résistent, notamment la gestion des arbitres qui divise la Fécafoot et la Ligue : « Ce débat est réglé par les statuts de la Fifa, de la Caf et de l’association », esquive Alim Konaté. Le match a ainsi connu certes des tacles, mais beaucoup plus de passes.

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