Législatives et municipales : Dix jours pour examiner les dossiers de candidature

Depuis le 29 novembre dernier, le conseil électoral procède à l’examen et à la validation des dossiers de candidature au double scrutin du 09 février prochain.

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Enow Abrams Egbe, le président du Conseil électoral d'Elecam

L’article 10 du Code électoral dispose que le Conseil électoral « veille au respect de la loi électorale par tous les intervenants de manière à assurer la régularité, l’impartialité, l’objectivité, la transparence et la sincérité des scrutins ». Pour cela, il « opère les vérifications et les contrôles qu’il juge opportuns ; examine les dossiers de candidature et publie la liste ou les listes définitives des candidats à l’élection présidentielle, aux élections législatives, sénatoriales, régionales et municipales ; transmet les procès-verbaux des élections au Conseil Constitutionnel ou aux instances prévues par la loi ; veille à ce que la liste des membres des commissions locales de vote soit publiée et notifiée, dans les délais impartis; contrôle la mise en place du matériel électoral et des documents électoraux dans les délais impartis par la loi…Etc ». En conformité avec le respect de ces dispositions, les membres du Conseil électoral sont réunis à Yaoundé depuis le 29 novembre dernier, en vue des élections législatives et municipales du 09 février prochain. Enow Abrams Egbe et ses collaborateurs ont dix jours pour examiner et valider les candidatures. Il sera question selon le président du Conseil électoral, « de travailler d’arrache-pied en procédant à l’examen minutieux, mais surtout rigoureux et objectifs des centaines de dossiers de candidature » déposés auprès d’Elecam par les candidats.

Accroître la crédibilité du processus électoral

Dans le contexte de contestations politiques actuel, le système électoral camerounais est sous le feu des critiques depuis la dernière élection présidentielle. Le Conseil électoral le sait et souhaite corriger le tir. Ainsi, Enow Abrams Egbe appelle ses collègues, dans le cadre des travaux en cours, « à demeurer le plus légaliste possible, tout en gardant à l’esprit la sauvegarde de l’intérêt général » et de faire prévaloir « la réputation de facilitateurs du processus électoral au service de l’Etat de droit et de la démocratie». Pour lui, ces travaux doivent accorder un intérêt particulier à la prise en compte des composantes sociologiques et de genre, tel que prévu dans le Code électoral. Chose qui au bout du compte participera à « la crédibilité du processus électoral », et reflétera toute l’intégrité morale et les hautes qualités intellectuelles des membres du Conseil électoral.

Après l’examen des dossiers, le Conseil électoral va publier les listes des candidats et transmettre les procès-verbaux au Conseil Constitutionnel ou aux instances prévues par la loi. En cas de contestation, le Conseil électoral peut ordonner « les rectifications rendues nécessaires à la suite de l’examen des réclamations ou contestations reçues, relatives aux élections ». Les décisions du Conseil électoral sont « prises par consensus ou, à défaut, à la majorité simple des membres présents. En cas de partage des voix, celle du Président est prépondérante ».

Par Joseph Essama

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