Jean Simon Ongola : « Tant qu’il n’y aura pas la confiance, on ne pourra pas aller au bout»

Le député du Mfoundi, et militant du Rdpc, parti au pouvoir, livre son sentiment sur les travaux du Grand dialogue national.

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Plusieurs voix ont appelé au dialogue, finalement le président Biya a accepté. Peut-on croire que l’on est proche de la solution à la crise dite anglophone ?

Pour tous ceux qui ont assisté à la cérémonie d’ouverture, il y a eu une charge émotionnelle. Une très grande émotion car tous les participants se sont sentis concernés. Tout ce qu’a dit le Premier ministre allait dans le sens de l’apaisement. Le problème du Sud-ouest et du Nord-ouest est né d’un certain nombre de frustrations qui ont abouti à des ressentiments. Ce sont des problèmes qui sont vieux. Le président Biya a compris dès le début de cette crise qu’il y avait des problèmes qu’on ne peut pas nier. Il y a un. Sentiment de frustration qui a grandi qui a abouti à la situation malheureuse que nous connaissons. Il ne faudrait pas oublier de soigner les maux. Il faut aller vers un traitement curatif, en prenant en compte les avis des Camerounais.

Vous semblez sceptiques?

Nous n’avons aucune raison d’être sceptiques ; mais nous sommes conscients sur la responsabilité des uns et des autres. Il faut simplement que nous nous gardions d’être condescendants, arrogants, mais également que nous n’ayons pas d’a priori, ni de préjugés. Il faut que nous tombions d’accord qu’il faut des consensus. Il y a eu rupture du contrat social depuis le début. Il faut remettre en place des choses pour rétablir ce contrat social.

Les sécessionnistes n’ont pas répondu à l’invitation du président ; y a-t-il lieu de s’en inquiéter ?

Je ne connais pas la liste complète des participants, mais ce qui est certain est que beaucoup de sécessionnistes ou de leurs sympathisants ont eu peur des représailles. Je pense qu’il y a autre chose à gagner dans ce dialogue, c’est de ramener la confiance. Tant qu’il n’y aura pas la confiance, on ne pourra pas aller au bout. Je déplore seulement que les choses soient allées au pas de course. Le temps qui a été donné pour la préparation n’a pas été suffisant. Nous risquons d’aller vers des résultats qui ne sont pas ceux qu’on attend.

Réalisée par Ludovic Ngouéka

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