Janvier Oum Eloma: « les réalisations de ces tracteurs sont visibles sur l’ensemble du pays »

Le directeur général de la Planification et de l'Aménagement du Territoire au Minepat, fait le point sur l’usage des tracteurs issus de l’usine de montage d’Ebolowa, et dresse le bilan des superficies aménagées grâce à ces engins.

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Directeur de la Planification et de l'Aménagement du Territoire au Minepat.

Quel bilan faites-vous de ce projet qui aura marqué tout un septennat dans sa mise en œuvre ?

Le bilan est globalement positif. Ce projet a commencé en 2011, a connu des retards dans son exécution, mais mieux vaut tard que jamais. Nous arrivons au terme de son exécution. Comme vous avez pu le voir, tout le complexe est complètement achevé. En ce qui concerne les équipements qui ont été reçus dans le cadre de la première convention portant sur le projet riz-maïs ; sur les 1000 tracteurs reçus, 870 sont déjà sur le terrain. Dans l’arrière pays, les réalisations enregistrées grâce à ces tracteurs sont visibles et palpables. On a des agriculteurs qui ont 200 à 300 hectares de maïs grâce à ces engins. Mais ceux-ci, aujourd’hui, rencontrent malheureusement des difficultés pour la récolte.

Pensez-vous que la production agricole a augmenté grâce à l’utilisation de ces machines ?

La production a sérieusement augmentée, notamment en ce qui concerne la culture du maïs. Tout comme la culture du riz au niveau de la Société d’expansion et de modernisation de lar iziculture (Semry), de la Upper Nun Valley Development Authority (Unvda) et même au niveau de quelques coopératives dans le département du Noun. Mais globalement, en moyenne, un tracteur peut mettre en exploitation 50 à 60 hectares, mais lorsque vous êtes sur le terrain, vous réalisez que les superficies exploitées sont multipliées par deux ou trois.

Sur le terrain, les agriculteurs ont beaucoup parlé de l’absence des pièces de rechange, et parfois des outils qui ne sont pas adaptés à tous les sols du Cameroun….

En ce qui concerne la question des pièces de rechange, nous pouvons dire qu’ils n’ont pas tout à fait tort. Mais dans ce projet, nous avons un prestataire qui a été retenu, et qui est basé dans la ville de Douala. Il doit couvrir l’ensemble du pays pour subvenir à ces différents besoins. Au-delà, nous avons localement un prestataire qui couvre aussi l’ensemble du pays. Mais le projet en lui-même est en train de décongestionner le complexe d’Ebolowa pour le renvoyer dans les chefs-lieux de régions, à travers la construction des pools d’engins qui seront équipés en matériel de génie civil, qui sont l’objet de la deuxième convention en cours d’instruction. Cette deuxième phase permettra de viabiliser les exploitations et désenclaver les bassins de production. Mais aussi de mieux préparer les sols avant que les tracteurs n’arrivent. Pour ce qui est de l’adaptation des outils aux différents sols, il faudrait d’abord savoir si, après achat, les différents acquéreurs ont respecté l’itinéraire technique avant d’utiliser l’outil. Vous étiez avec nous sur le terrain pour vous rendre compte que certains ont dit avoir connu certains problèmes parce qu’ils n’avaient pas des conducteurs bien formés. Mais après avoir formé ces conducteurs au Centre Nation d’Etudes et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (Ceenema), ces problèmes ont été réglés. Je pense donc qu’avant de porter une quelconque accusation sur l’outil, il faut d’abord s’assurer que celui qui l’utilise est bien formé. Jusqu’à présent, nous conseillons aux acquéreurs de se diriger vers le Ceneema pour recevoir une formation appropriée dans le domaine avant que le complexe d’Ebolowa ne puisse prendre la relève

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