A la Crtv, Fame Ndongo explique les modalités de recrutement

Deux mille enseignants à recruter dans l’enseignement supérieur ; comment avez-vous accueilli cette haute décision du Chef de l’Etat ?

J’ai accueilli cette haute décision du président de la République avec une très grande satisfaction. Naturellement, je ne suis pas le seul ; c’est l’ensemble de la communauté universitaire du Cameroun de l’intérieur et de la diaspora qui est satisfaite car il avait dit d’ailleurs lors de sa prestation de serment qu’il allait prendre en compte les attentes, les aspirations, les insatisfactions et même les frustrations de la jeunesse. Et voilà que le président de la République répond de manière adéquate aux attentes de la jeunesse universitaire, et notamment les titulaires du doctorat ou du PhD qui attendaient depuis belle lurette cette bouffée d’oxygène.

Enfin, les récriminations des attachés de recherche et des enseignants vacataires atteignent le Palais de l’Unité…

Le président de la République est l’homme le mieux informé du Cameroun. Il était au courant de tout cela. Mais vous savez, un homme politique, surtout lorsqu’il est un président de la République aussi avisé que le président Paul Biya attend ce qu’on appelle l’opportunité politique. Donc toute la communauté universitaire est très contente, très satisfaite. Cette communauté attend maintenant les modalités pratiques d’opérationnalisation de cette très haute directive du chef de l’Etat.

A ce sujet, M. le ministre, 2000 enseignants c’est beaucoup ; comment allez-vous organiser pour sélectionner les meilleurs à recruter dans le magistère de l’enseignement supérieur ?

Il faut d’abord signaler que c’est 2000 enseignants, oui mais le recrutement est étalé : 2019, mille titulaires du doctorat ou du PhD, 2020, cinq cents enseignants et 2021, cinq cents enseignants. Alors le recrutement se fait selon la procédure réglementaire, à savoir : D’abord l’ouverture des postes par les recteurs et les vice-chancellors des universités d’Etat conformément aux profils des candidats. Chaque département propose au chef de département qui propose au recteur ou au vice-chancellor, les profils des postes à pourvoir. Ensuite, les candidats peuvent donc déposer leurs dossiers auprès des universités concernées. Après le dépôt des dossiers, il y aura une session de l’assemblées des départements, pour examiner les dossiers en fonction des mérites, en fonction des compétences, en fonction des besoins de l’établissement. Ensuite les dossiers seront transmis, classés par ordre de mérite au doyen ou au chef de l’établissement ou au directeur s’il s’agit d’une grande école. Et il y a un conseil d’établissement qui réexamine les dossiers concernés. Et enfin, ces dossiers sont transmis à monsieur le recteur ou le vice-chancellor qui préside ce qu’on appelle une commission consultative de recrutement des assistants. Cette commission fait le même travail. Et enfin la commission transmet au ministre de l’Enseignement supérieur la liste des enseignants éligibles au recrutement. Et le ministre de l’Enseignement supérieur autorise donc le recrutement des enseignants dans chaque université.

Les mesures que vous évoquez sont-elles d’application immédiate ?

Elles sont d’application immédiate ! Nous n’avons plus rien à attendre. Le président de la République a donné des directives ; le Premier ministre chef du gouvernement va également intervenir. Donc je vais d’abord recueillir les instructions de M. le Premier ministre chef du gouvernement. Et après nous mettrons en pratique cette belle symphonie pour que dès janvier 2019, les mille soient recrutés dans les huit universités d’Etat. Maintenant, chaque établissement aura son corps enseignant bien formé, bien adapté aux exigences de la nouvelle gouvernance universitaire. Donc le triptyque est l’assurance qualité, la professionnalisation et l’employabilité des diplômés.

Je m’adresse maintenant à l’enseignant que vous êtes : du sang neuf dans l’enseignement supérieur, ça veut dire que les anciens vont passer la main ?

Comme vous le savez, l’enseignement supérieur est comme une rivière. L’eau n’est jamais la même. L’eau s’en va, mais l’eau est toujours là. Donc cette fois-ci, on met de l’eau fraîche, on a des cerveaux qui seront plus frais, plus adaptés aux modalités de la modernité planétaire. Naturellement, c’est une bouffée d’oxygène, mais cela ne signifie pas que les anciens professeurs sont obsolètes.

En d’autres termes, les jeunes doivent s’abreuver à la bonne source ?

Les jeunes doivent s’abreuver et apprendre la bonne pédagogie auprès des aînés. Mais les aînés ne doivent pas verser dans le mandarinat qui parfois hypothèque l’avenir des cadets.

Source : Crtv

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