Chantiers de la Can 2021 : le doute persiste

Le président de la CAF est annoncé au Cameroun au moment où les travaux de construction de certaines infrastructures pataugent dans les lenteurs, à l’approche du Chan 2020.

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L'ouvrage semblait pourtant avoir assez avancé

A priori, il n’y a pas lieu de craindre un autre « glissement » du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2020 et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, que devrait organiser le Cameroun. Le CHAN est presque déjà un acquis ; parce que la période de sa ténue est déjà arrêtée, et qu’il ne reste plus que le tirage au sort de la phase finale de la compétition. Aussi, la Confédération Africaine de Football (CAF) a déjà retenu les stades devant accueillir le tournoi. En revanche, la CAN n’est pas encore (officiellement) camerounaise. Le Comité exécutif de l’instance africaine du football n’a pas encore pris une résolution définitive pour attribuer 2021 au pays des Lions Indomptables, vainqueur de l’édition 2017 au Gabon. Du coup, l’accord-cadre ne peut être signé.

Entre doute et pression

Au Cameroun, d’aucuns redoutent un tacle irrégulier que préparerait Ahmad contre la nation vert-rouge-jaune. « Une bonne organisation du CHAN 2020 qui se tiendra au Cameroun du 4 au 25 avril pourrait lever toute incertitude concernant l’organisation de la CAN 2021 », déclare une source à la CAF citée par orangefootballclub.com. La CAF voudrait donc d’abord voir le Cameroun à l’œuvre dans un test mineur. Toujours est-il que l’incertitude réside encore sur la disponibilité des stades en chantier. C’est là que le Cameroun avait perdu déjà l’organisation de la dernière CAN. La CAF vient de se rendre compte des conditions climatiques en juin-juillet, et envisage de revenir à l’ancienne période que défendait Issa Hayatou, contre la volonté de l’Union Européenne de Football Association (Uefa). Ce qui accentue la pression sur le Cameroun qui peine à faire avancer ses chantiers. Les grèves et batailles de positionnement prenant le pas sur l’avancée des travaux. Et pourtant, il se dit qu’Ahmad Ahmad arrive à la tête de l’équipe d’experts pour personnellement « juger l’évolution des travaux ». Si la plupart des infrastructures sportives notamment, sont prêtes ou en voie de l’être, la grosse inquiétude réside cependant sur le chantier du Complexe Sportif d’Olembe, sensé abriter le match d’ouverture et la finale de cette CAN 2021.

Officiellement, les autorités camerounaises en charge des Sports ne donnent aucun chiffre sur le taux de réalisation des travaux de construction du Complexe basé à Yaoundé. Alors qu’officieusement, certaines sources avisées croient savoir que beaucoup reste à faire et que les retards sont énormes. Un peu trop même. Ce qui explique qu’en date du 29 novembre 2019, le ministre camerounais des Sports et de l’Education physique a mis un terme au contrat de l’entreprise italienne Gruppo Piccini qui avait la charge de construire ce Complexe, et de confier la suite des travaux au Canadien Magil Construction qui, depuis, s’est lancé dans une course contre la montre. « Toutes les infrastructures sportives doivent être prêtes d’ici la fin du mois d’avril », murmure une source à la CAF.

Rendez-vous le 15 janvier 2020

Entre temps, apprend-on, la date de la CAN sera connue le 15 janvier après la réunion entre la CAF et les autorités camerounaises. Ahmad Ahmad l’a annoncé sur les antennes de Rfi. Reste que la parole du patron du football africain tient très souvent le temps de sa prononciation. Et concernant le Cameroun notamment, l’homme a souvent opté pour l’attitude du caméléon, changeant au rythme des situations. La première visite officielle d’Ahmad Ahmad en tant que président de la CAF a laissé un triste souvenir. Après avoir rassuré les Camerounais sur le perron du palais présidentiel, que « il n’y pas de plan B pour la CAN 2019 au Cameroun », le successeur d’Issa Hayatou que Samuel Eto’o avait conduit chez le président Biya, avait pourtant retiré la compétition au Cameroun le 30 novembre 2018, longtemps avant l’échéance prévu pour un retrait au motif de retard dans les travaux d’infrastructures.

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