dimanche 22 octobre 2017
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Conférence investir au Cameroun : Minette Libom Li Likeng dresse l’état des lieux de l’économie numérique au Cameroun Spécial

Coût des communications, couverture du réseau national en fibre optique, emplois générés par les télécommunications, infrastructures...la ministre des Postes et télécommunications a présenté l’état de l’économie numérique au Cameroun et les possibilités d’investissement dans ce secteur.

L’économie numérique est un secteur en friche au Cameroun. Longtemps resté sous exploité, ce secteur qui contribue à près de 5% au Produit Intérieur Brut (PIB) est devenu un réel centre d’intérêt pour les pouvoirs publics qui ont compris un peu tardivement l’importance et les enjeux de ce secteur. La table-ronde « économie numérique et croissance » tenue le 18 mai dernier en marge de la conférence économique "investir au Cameroun" était l’occasion pour la ministre des Postes et télécommunications Minette Libom Li Likeng de dresser l’état des lieux de ce secteur embryonnaire. S’agissant de l’accès aux services de télécommunications, Minette Libom Li Likeng relève la présence depuis 2012 de quatre opérateurs sur le marché de la téléphonie mobile qui concentrent 19 millions d’abonnés ainsi qu’une centaine de  fournisseurs d’accès de service internet et de fournisseurs de service à valeur ajoutée.

Une situation ayant favorisé l’augmentation du taux de pénétration de l’internet au Cameroun qui est passé « de 11 % en 2014 à 20% en 2016 », renseigne la ministre des Postes. La tendance des tarifs montre que les prix de communication ont été revus à la baisse mais restent encore élevés pour les consommateurs. « Les tarifs de détail sont passés de plus de 500 FCFA la minute à l’ouverture du marché à 99 FCFA en moyenne en 2013 pour se situer autour de 60 FCFA aujourd’hui. Les tarifs d’interconnexion au réseau de téléphonie mobile sont passés de 145 FCFA la minute en 2002 à moins de 28 FCFA aujourd’hui et les tarifs d’accès à la bande passante internationale ont connu une baisse considérable de 30 à 40% en 2015 », souligne Minette Libom Li Likeng en relevant au passage que des efforts importants restent encore à faire.

Malgré ce tableau peu reluisant, le Minpostel relève tout de même pour s’en féliciter la grande contribution des opérateurs de téléphonie mobile en matière d’investissements et de création d’emplois. «  Avec un chiffre d’affaire de plus de 500 milliards de FCFA, la contribution des opérateurs de téléphonie mobile aux investissements se situe en moyenne à 84 milliards de FCFA. Entre 2000 et 2013 le volume cumulé des investissements des opérateurs de téléphonie était de 1173 milliards de FCFA avec une contribution aux recettes fiscales qui se situe à peu près à 65 milliards par an. En termes d’emplois, on dénombre plus de 6000 emplois directs créés depuis l’ouverture du marché ».

Toutefois, l’amélioration de la productivité des entreprises à travers  l’utilisation des communications électroniques ne se fera pas sans les infrastructures et un cadre juridique favorable qui constituent actuellement un frein majeur au décollage numérique du pays. « Ce qui fait encore problème actuellement ce sont les infrastructures. Le développement des infrastructures de télécommunications  larges bande maillant le territoire national demeure le socle de la révolution numérique. Nous avons la fibre optique qui était à zéro en 1998, nous sommes passées en 2012 à 2150 km avec plus de 6000 officiellement réceptionnés et  10 000 déjà en construction ». Afin de se positionner comme un hub pour la sous-région Afrique centrale en matière d’économie numérique, le Cameroun ambitionne de poursuivre certains projets majeurs tels que : l’extension du réseau national en fibre optique, le développement des infrastructures de transport de télécommunications, la construction de points internet qui contribueront à la baisse des couts de télécommunications, l’accélération du projet de connexion des administrations publiques au haut débit, la construction de télé centres communautaires polyvalents en vue de réduire la fracture numérique entre zones urbaines et zones rurales souligne la ministre des Postes et télécommunications.

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