mardi 20 février 2018
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Can 2019 : Ahmad rejette le rapport des inspecteurs Caf Spécial

Le président de l’instance y voit du mensonge et voit le Cameroun en retard.


«Entre le rapport et le cahier de charges, il y a encore un déficit énorme». Contrairement aux inspecteurs, Ahmad Ahmad ne croit pas (encore) que le Cameroun pourra organiser la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. Les rumeurs dévoilant des mésententes entre le patron de la et les Le président de la Confédération africaine de football (Caf) doute de la sincérité des émissaires qu’il a envoyés au Cameroun pour la première mission d’inspection. «Je ne vous dis pas le vrai rapport ; il y a des gens qui veulent mentir», a-t-il craché lors de la conférence de presse sanctionnant les travaux de l’assemblée générale de la Caf ce 2 février. Travaux en marge desquels le Comité exécutif de l’instance faitière du football africain s’est réunie pour recevoir le rapport de la mission effectuée au Cameroun entre le 11 et le 23 janvier dernier. L’homme qui avait «imposé» mi-juillet 2017 un cabinet d’audit pour conduire les inspections en terre d’accueil de la Can, en déclarant déjà en son temps, que le Cameroun ne sera pas prêt à échéance, persiste et signe : «je le dis toujours ; il y a des gens qui veulent mentir». Insistant qu’«il y a encore un déficit énorme qu’on demande au Cameroun de rattraper dans la mesure du possible». Celui qui dit éviter la polémique sur le sujet, se refuse à rendre public le rapport contesté, mais fait publier sur le site internet de la Caf une synthèse du cahier de charges que le Cameroun doit respecter.


Cahier de charges


Il semble donc qu’Ahmad avait une mission parallèle en terre camerounaise. Laquelle aurait ramé à contre-courant de l’équipe conduite par l’Egyptien Ismail Mohamed Ismail et qui comprenait des consultants de Roland Berger et des experts de la Caf. Dans ce groupe, il y avait entre autres un expert en gazon, un en génie civile et un en réseaux et communications. Les hommes d’Ahmad se sont montrés satisfaits de l’état des lieux, avant de prescrire des ajustements. En attendant d’y voir clair, Ahmad Ahmad menace : «sachez que je suis un homme qui tient sa parole. Mon comité exécutif ne changera [pas] d’un iota les décisions qu’on avait prises par rapport à la proposition aux résolutions du symposium». Estimant que «les acteurs du football veulent d’une Can meilleure sur tous les plans : les stades, la pelouse, les hôpitaux, les infrastructures routières, les aéroports, les hôtels».


Depuis son élection en mars 2017, le Malgache s’est ligué contre les Can 2019, 2021 et 2023 confiées sous son prédécesseur au Cameroun, à la Côte d’ivoire et à la Guinée. Celui qui a réussi à mettre un terme au bail d’Issa Hayatou après 29 ans de présidence, n’a de cesse de menacer de retirer au Cameroun l’organisation de la prochaine Can. Au profit du Maroc dont il soutient la candidature pour l’organisation de la Coupe du monde 2026. Une compétition majeure organisée avant, devant permettre de roder ses capacités et son expertise. Lors du symposium organisé au Maroc en juillet 2017, le successeur d’Issa Hayatou avait décidé unilatéralement de modifier en le densifiant, le cahier de charges retenu en 2014 d’accord-parties entre le Cameroun et la Caf. Et quelques jours après, au Burkina Faso, l’homme avait déclaré que le Cameroun ne sera pas prêt. Avant même la première mission d’inspection qui s’est intéressé essentiellement aux stades, aux aéroports et aux hôtels. Et ne peut donc pas encore tirer de conclusion.

Dernière modification le mardi, 06 février 2018 12:02

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