lundi 22 janvier 2018
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Crise anglophone : L’arrestation des leaders sécessionnistes divise Spécial

Sisiku Sisiku

Alors que les uns se réjouissent de l’interpellation de Sisiku Ayuk et d’une partie de son " gouvernement ", ses affidés, partisans de la sécession s’insurgent et promettent des représailles.

 L’information révélée par la presse nigériane au sujet de l’arrestation de Sisiku Julius Ayuk Tabe le 5 janvier à Abuja joue les prolongations sur les réseaux sociaux. Les internautes sont partagés entre la joie et le dépit. Nombre d’entre eux ont célébré l’interpellation par les forces de défense nigériane et camerounaise, du président par intérim de l’Etat imaginaire d’« Ambazonie » et d’une partie de son gouvernement, alors qu’ils tenaient une réunion dans un hôtel de la place. « C’est la meilleure nouvelle de ce début d’année » ; « il n’y a pas mieux pour démarrer l’année 2018 » ; « Paul Biya 1 – 0 Ambazoniens » ; « 99 jours pour les Ambazoniens, un seul jour pour le Cameroun » ; « merci au Nigeria pour ce cadeau de nouvel an » ; « félicitations aux forces de défense et de sécurité… Bien joué », peut-on lire ici et là. Mais l’annonce de l’arrestation des leaders sécessionnistes a suscité plus de réactions de Camerounais originaires des régions anglophones du pays. C’est le cas de Suh Remmy qui, sur facebook, s’est fait opposant de la partition du Cameroun et défenseur des droits des jeunes élèves et étudiants anglophones. « Si la lutte a échoué, c’est parce qu’elle a laissé la vérité triomphé objectivement face aux mensonges et aux hallucinations », a-t-il récemment écrit. « Tous les leaders de la lutte ont au moins un bon niveau d’études, ajoute-t-il. Certains sont des titulaires de Licences, d’autres sont même titulaires de doctorat Ph.D. C’est vraiment effrayant de voir des intellectuels combattre l’éducation des enfants ». En face, le camp des radicaux, partisans de la sécession est vindicatif. « Psychologiquement, ils (le Cameroun et son armée, Ndlr.) ne peuvent pas nous vaincre. Nous nous lèverons comme jamais auparavant. Toutes les communautés et les dirigeants locaux doivent se concerter. Les actions doivent commencer au pays et à l’étranger », propose Mark Bareta, un séparatiste autoproclamé. « Notre leader a été enlevé. C’est un coup. Nous devons nous lever comme des hommes, nous rassembler pour combattre ce mal. C’est le moment de l’action. Nous sommes attaqués, mais nous croyons en la révolution », poursuit-il. Son compagnon de lutte, Tapang Ivo lui, tranche : « ce n’est plus une crise anglophone. Officiellement, c’est un conflit anglophone. C’est un conflit interétatique militarisé ».   

 

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