lundi 22 janvier 2018
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Abus : Expulsion cavalière de Patrice Nganang Spécial

L’activiste a été dessaisi de son passeport camerounais et de la carte de séjour de son beau-père, avant d’être forcé à quitter le sol camerounais.


Désormais, pour venir au berceau de ses ancêtres, Patrice Nganang devra requérir un visa auprès des autorités consulaires du Camerounais. D’autant plus que le Camerounais d’origine, et enseignant d’université aux Etats-Unis, a été dépossédé de son passeport camerounais. De façon officieuse. Après avoir vu le Ministère public arrêter les poursuites contre lui ce 27 décembre 2017 devant le Tribunal de Première instance de Yaoundé, l’homme qui était poursuivi pour outrage à corps constitué, a dû subir une épreuve de nerfs avec la police camerounaise qui lui ont remis ses effets personnels confisqués le 6 décembre après son arrestation, en retenant ce document de transport, ainsi que la carte de résident de son beau-père. Ce que l’activiste n’a pas admis. Pire, celui que le régime de Yaoundé a accusé d’apologie du crime et d’outrage au président de la République, avant de requalifier les chefs d’accusation, apprendra qu’il sera expulsé sur notification verbale. D’où la montée d’adrénaline.


Et l’homme qui sort de 21 jours de détention provisoire, a refusé de quitter la prison centrale de Yaoundé. «Il a demandé à être notifié de la mesure d’expulsion qui malheureusement n’existait pas. Et devant son refus d’obéir à une expulsion qui n’est pas ordonnée par voie écrite, on a fait venir des gros bras du Gso pour le mettre dans une voiture du Gso», rapporte Me Emmanuel Simh, l’avocat de l’activiste. On apprend que Martin Mbarga Nguele, le Délégué général à la sûreté nationale (Dgsn) et Laurent Esso, le ministre de la Justice, garde des sceaux (Minjustice), qui pilotaient les opérations d’expulsion depuis le téléphone, à l’intention, du secrétaire d’Etat à l’administration pénitentiaire, du directeur de la police judiciaire et de son adjoint en charge des enquêtes criminels, ont décidé de faire venir le Groupement spécial des opérations (Gso), «pour menotter Patrice et le conduire de force à l’aéroport». Avant que les tensions ne baissent, avec les plaidoiries du conseil de l’homme. «Avec des policiers cagoulés et armés jusqu’aux dents, M. Nganang sort du Cameroun comme un terroriste, comme un grand bandit, alors que c’est un citoyen camerounais purement et simplement», regrette l’avocat au barreau du Cameroun.


Et c’est après que l’on apprendra que l’homme qui a découvert son billet d’avion au moment de son élargissement du pénitencier de Kondengui, a embarqué à bord du vol Ethiopian airlines ET 925 de ce 27 décembre, qui a décollé de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen à 14h35. Mais le colis encombrant n’a pas pu savoir au départ la destination choisie par ses «bourreaux». Toujours est-il que l’avion éthiopien déposera le passager aux Etats-Unis, désormais son seul pays. Même si l’homme a rechigné à partir dans ces conditions, ses proches déclarent que l’option de l’expulsion était celle souhaitée par l’homme habitué à user de mots et paroles grossières à l’endroit de Paul Biya et son entourage.

Dernière modification le mercredi, 27 décembre 2017 22:52

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