lundi 22 janvier 2018
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Lions indomptables : La guerre Broos-Happi Spécial

Après la rupture de son contrat, l’entraîneur menace de porter plainte.


Comme ses prédécesseurs, Hugo Broos et ses employeurs terminent leur idylle sur la place publique. Le sorcier blanc menace de saisir la justice pour «rupture abusive de contrat». Après que la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), eût décidé unilatéralement de mettre un terme à son contrat avec Les Lions indomptables ce 4 décembre 2017. Au motif du manquement à plusieurs de ses obligations (résider au Cameroun, assainir l’environnement dans la tanière), et de plusieurs de ses objectifs, notamment la qualification pour la Coupe du monde 2018. Broos qui avait pourtant envisagé de ne pas renouveler son contrat à terme début novembre, semblait encore avoir un penchant pour le Cameroun. Peut-être motivé par le trophée remporté à la Can 2017, en dribblant tous les pronostics, pour réussir là où il n’était pas attendu. Pour l’instant, Hugo Broos dit «attendre la décision du ministre des Sports» qui ne s’accorderait pas avec la Fécafoot sur le sujet. «Le ministre des Sports lui aurait, en effet, promis de rallonger son contrat de dix-huit mois, soit jusqu‘à la prochaine Can 2019 au Cameroun», indique la chaîne de télévision africanews. Mais Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt n’était pas (encore) allé au-delà des déclarations verbales qu’il est court-circuité par la Fécafoot. «Je sais qu’il voudrait que je reste, mais il ne décide pas de tout», pense Hugo Broos qui indique à Jeune Afrique que «j’ai fixé une date butoir à nos discussions. Si à cette échéance rien n’a bougé, j’annoncerai officiellement que je ne prolonge pas mon contrat. Et ce sera définitif», déclarait Hugo Broos le 16 novembre à Jeune Afrique. A peine un mois après, le Flamand qui cumule quatre mois d’arriérés de salaire, menace de porter plainte.


Le financier affaibli et résigné


Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt est sur la réserve depuis l’arrivée du Comité de normalisation II, doté de pouvoirs étendus, garantis par la Fifa. Lui qui paie le salaire de l’entraîneur. Dans les couloirs du Minsep, il se dit que la tutelle n’était pas informée de la décision que se préparait à prendre la Fécafoot. Faux, rétorque Me Happi : «Le 20 novembre il y a eu une réunion ici au Palais des sports avec le ministre, nous en avons parlé, et j’ai promis au ministre que le Comité de normalisation va lui adresser sa position. Nous avons réfléchi et la lui avons donné»,conteste-t-il. Quoi qu’il en soit, la Fécafoot, principale employeur de l’entraîneur, a déjà tourné la page. «Nous sommes en train de préparer la Can 2019, et…nous sommes en train de discuter avec des Camerounais que nous allons recevoir dès la semaine prochaine», a confié Me Happi. Sans fermer la porte aux étrangers.

Dernière modification le dimanche, 17 décembre 2017 17:59

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