lundi 20 novembre 2017
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Santé : les pouvoirs publics en guerre contre l’onchocercose dans la commune de Soa

Dans cette localité où les populations étaient réfractaires à tout traitement contre cette maladie, le Centre de recherche sur les filarioses et le ministère de la Santé y ont présenté une nouvelle approche qui va permettre de diagnostiquer avant de traiter les patients atteints de l’onchocercose.

Jamais une campagne de lutte contre l’onchocercose, cette maladie de la peau et des yeux transmise par la piqûre d’un insecte appelé simulie n’avait été organisée dans la commune de Soa située dans la région du Centre. Et pourtant, dans cette zone du département de la Mefou et Afamba, l’onchocercose est fortement endémique, c’est-à-dire qu’elle y sévit en permanence.

C’est que, les populations de Soa avaient par le passé développé des effets indésirables et des complications allant de l’hospitalisation jusqu’au coma après avoir pris des Mectizan, ce remède utilisé pour soigner les filaires tels que l’onchocercose.

C’est donc avec une nouvelle approche dénommée « Test and Treat » que le Centre de recherche sur les filarioses et autres maladies tropicales (Crfilmt), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le ministère de la Santé ont décidé de se rendre dans le district de santé de Soa le 24 octobre dernier pour lancer officiellement une campagne de lutte contre l’onchocercose encore appelé « cécité des rivières ».

La méthode « Test and Treat » mise sur pied pour combattre l’onchocercose dans la commune de Soa consiste à diagnostiquer en deux minutes à l’aide d’un appareil appelé loascope, la quantité de filaires présents dans le sang. Cela permet de discriminer les patients qui peuvent prendre le Mectizan sans développer des effets secondaires graves.

 « Le principe de l’approche Test and Treat consiste à tester systématiquement les populations avant de leur administrer le Mectizan. Si le résultat du test est en dessous de 20 000 microfilaires par millilitre de sang, le traitement peut être administré sans risque. Mais si c’est au-delà de 20.000 mf/ml, un autre médicament doit être administré », a fait savoir le Pr Joseph Kamgno, directeur du Crfilmt.

Ce dernier se veut plus rassurant. « Jusqu’ici des gens ont eu peur de prendre du Mectizan. En rassurant les populations que par le test, on peut savoir si le patient peut développer des effets secondaires graves et ainsi lui administrer un autre médicament, cela va contribuer à éliminer l’onchocercose » a-t-il avancé.

Rappelons qu’au 15 octobre 2017, près de 21 000 personnes atteintes de l’onchocercose ont été traitées au Cameroun. Après Soa, cette nouvelle approche sera développée dans d’autres districts.

L'onchocercose est une maladie des yeux et de la peau causée par un vers (filaire). Elle est transmise aux humains par la piqûre d'une petite mouche noire (une simulie). Ces mouches se reproduisent dans les cours d'eau agités, d'où le nom usuel de "cécité des rivières". Cette maladie provoque des démangeaisons, des lésions de la peau appelées  "peau de léopard" ou de " lézard" et même la cécité.

 

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