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Crise anglophone : International Crisis Group, persona non grata au Cameroun (?) Spécial

  • mardi, 24 octobre 2017 22:31
  • Écrit par  Yannick Kenne, correspondance particulière

A en juger par les propos du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, mardi 24 octobre en conférence de presse, l’Ong bruxelloise est désormais interdite d’accès au Cameroun.


Le dernier rapport de l’International Crisis Group (ICG), rendu public le 19 octobre dernier sur la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, met le régime de Yaoundé dans tous ses états. La pilule est difficile à avaler pour le Gouvernement camerounais, qui a tenu à le faire savoir par le truchement de son porte-parole. Issa Tchiroma s’est fendu en des déclarations empreintes d’iconoclasme mardi 24 octobre, au cours d’une conférence de presse au sein de son département ministériel.


«A partir d’aujourd’hui (24 octobre 2017, Ndlr), International Crisis Group ne mettra plus jamais les pieds au Cameroun, puisque leur objectif, c’est le chaos. Ainsi que tout autre organisation internationale donc l’intention est de déstabiliser notre habitacle, c’est terminer», a violemment répliqué le patron en charge du maroquin de la Communication, visiblement outré par la quintessence de ce rapport d’ICG, qui soulignait fort à propos que «Les violences ont fait au moins au moins des dizaines de morts et plus de 100 blessés parmi les manifestants. Le point culminant d’une nouvelle phase de durcissement de la crise». L’Ong pointe un doigt accusateur sur le régime de Yaoundé, et n’épargne pas son Chef, Paul Biya, qui selon elle, doit «prendre ses responsabilités». Aussi, elle accuse l’armée camerounaise de «répression meurtrière».


Le Mincom bat totalement en brèche les écrits de l’ICG, et y voit plutôt des manœuvres masquées visant à transformer le Cameroun très prochainement en un champ de ruine à la merci des officines internationales et d’une certaine presse étrangère. Issa Tchiroma a délibérément sonné le tocsin et affirme que : «cette coalition, dont le réseau des Ong prétendument caritatives -qu’il s’agisse d’Amnesty International, d’International Crisis Group, de Human Rights Watch, de Commitee To Protect Journalists, du Redhac, le Réseau des Droits de l’Homme en Afrique Centrale, ou encore, de Reporters Sans Frontières pour ne citer que celles-là-, n’est que la face visible de l’hydre. Cette coalition disais-je, doit savoir que le Peuple camerounais n’est pas dupe de leurs collusions et de leurs visées déstabilisatrices», lance-t-il.


Le régime de Yaoundé a souvent réagi à des rapports d’Ong le mettant en cause dans le respect des Droits de l’Homme, mais n’a jamais autant haussé le ton, au point de menacer de fermer ses frontières à des officines internationales.

Dernière modification le mercredi, 25 octobre 2017 11:35

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