lundi 20 novembre 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

Téléphonie : Orange cède en partie, et l'Etat siffle la fin de la récréation Spécial

Des négociations sont en cours sous l’égide du régulateur et du ministère des Postes, en vue d’une sortie de crise.


La conférence de presse convoquée par la direction générale de la Cameroon telecommunications (Camtel) ce 18 octobre 2017 n’a pas eu lieu. Après une longue attente de plus d’une heure d’horloge, les responsables de la communication de l’opérateur public des télécommunications, ont annoncé l’annulation de la rencontre : «Nous sommes vraiment désolés. La conférence de presse à laquelle Camtel vous a confié, a été annulée. Nous respectons notre hiérarchie. Camtel est une société d’Etat ; quand l’Etat demande de se taire, on doit se taire», a adressé Benjamin Gérard Assouzo’o, directeur de la communication et du marketing, aux journalistes venus massivement, et qui poursuivaient les débats qui ont cours dans les rédactions et autres foras de journalistes depuis le déclenchement de cette affaire le 10 octobre 2017.


On apprend que des négociations sont en cours pour trouver un terrain d’entente entre les deux parties ; du moins la fin des invectives. La rencontre ouverte hier sous l’égide de l’Agence de régulation des télécommunications (Art) se sont achevées en queue de poisson. Les deux parties ne s’accordant pas toujours. Une source ayant pris part aux travaux, confie que «Orange a posé le problème du monopole de Camtel sur la fibre optique, qui lui confère une qualité de juge et partie ; ce que Camtel n’a pas admis à cette occasion où Camtel réclamait a priori le paiement de sa facture». Une sorte de dialogue de sourds qui a eu raison de la volonté du régulateur de trouver un terrain d’entente entre les deux partenaires. Abandonnant les consommateurs dans leur désarroi. La fibre ayant été à nouveau rompue lundi dernier, au retour au pays de David Nkoto Emane, le directeur général de Camtel.


Une insubordination tant l’Art avait sommé le détenteur exclusif de la fibre optique, de rétablir les liaisons à fibre optique qu’il avait déconnectées sur le réseau Orange. A Camtel, on s’était exécuté en contestant la sortie de Philemon Zo’o Zame. En promettant de remettre ça au cas où Orange ne paierait pas la facture querellée. Et depuis, des informations véhiculés par Orange font état de ce que l’opérateur français avait versé 700 millions FCfa sur le milliard 600 millions que lui réclamait son partenaires pour la fourniture de «capacités managées». Dans un nouveau communiqué servi à ses clients ce 18 octobre et intitulé «L’intérêt supérieur du client avant tout», Orange annonce qu’«il a été procédé au règlement de la somme querellé afin d’obtenir le rétablissement sans délai des liaisons des transmissions indûment suspendues». En précisant que «ce paiement n’équivaut en aucun cas à une reconnaissance de la validité de la facture susvisée dont elle maintient la remise en cause». Lundi le 16 octobre, Camtel a récidivé, ignorant l’Art. Et la guerre se poursuivait par communiqués interposés. Avec comme fantassins retranchés dans les foras de discussion, journalistes et autres qui se sont mués en acteurs de la crise. L’«Etat» a fini par imposer la paix. La suite se gère loin des arènes publiques.

Dernière modification le mercredi, 18 octobre 2017 19:04

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ÉCONOMIE

0
Partages
0
Partages