lundi 20 novembre 2017
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Coupe des confédérations : Broos rattrapé par ses tares Spécial

Comment les lacunes de l’entraîneur ont eu raison du rêve camerounais.


Le Cameroun n’aura pas réussi l’exploit de rendre un hommage des plus sportifs à Marc-Vivien Foé, quatorze ans après son dernier passage en Coupe des confédérations (Cdc). Eliminé qu’il a été, au premier tour du tournoi. L’Allemagne s’est avérée être le bourreau du pays des Lions indomptables (3-1). Une défaite que Les Lions indomptables avaient intérêt à éviter, s’ils tenaient à poursuivre leur séjour en terre russe. Alors que Chili et Australie se neutralisaient deux buts partout. Du coup, avec un seul point engrangé face à l’Australie (1-1) en 2ème journée. Et l’Allemagne termine donc en tête du groupe B, avec sept points, contre cinq pour le Chili. Et pourtant «la qualification en demi-finale n’était pas acquise», reconnait Joachim Low, l’entraîneur sélectionneur de la NationalMannschaft. Déjà que «mes joueurs sont jeunes et ils étaient nerveux» fait-il observer. Une situation qu’Hugo Broos a constatée auparavant chez ses poulains lors du premier match contre le Chili. Match que les poulains de Broos ont perdu 0-2. Preuve s’il en était encore besoin, que le technicien belge et ses poulains n’ont pas su dompter cette nervosité. Le faux pas d’entrée devenait donc préjudiciable pour la sélection camerounaise qui avait la pression d’une victoire impérieuse et un nul sur les deux dernières rencontres. Défi non relevé.


Broos dans ses propres turpitudes


La faute au technicien en chef qui a perdu la lucidité dans la gestion de son effectif. En tout, Hugo Broos n’aura utilisé que quinze joueurs sur les vingt-deux qu’il avait à sa disposition. Parmi les quinze, un onze majeur sur lequel le patron de l’encadrement technique reposait tous ses espoirs. Et quatre remplaçants crédités de temps de jeu marginaux : Moumi Ngamaleu (43minutes), Gorges Mandjeck (04minutes), Toko Ekambi (28 minutes) et Jérôme Guihoata (24 minutes). Sur les 281 minutes de jeu cumulées sur les trois matchs, temps additionnel compris. Malgré les difficultés que l’équipe avait à déployer son jeu, Hugo Broos est resté perturbé, mais stoïque. Il ne pouvait en être autrement pour un technicien qui a avoué clairement son impuissance. «Si vous connaissez un attaquant dans le monde qui marque beaucoup de buts, emmenez-le-moi», a répondu l’homme à un journaliste curieux de savoir pourquoi l’entraîneur s’accrochait tant à un Vincent Aboubaakar si maladroit devant les buts. L’attaquant a raté pas moins de cinq occasions plus ou moins nettes de buts sur la dizaine qu’il a signée durant le match contre l’Australie.


En clair, Broos a sélectionné des joueurs sur lesquels il ne comptait pas. Lui qui s’était déjà handicapé en allant en compétition avec vingt-deux joueurs. Soit un de moins, après la blessure d’Oyongo Bitolo. Et dans cet effectif, Jacques Zoua était également malade. Du coup, Broos n’avait que dix-neuf joueurs de champ sur lesquels il pouvait compter. En outre, le technicien ne croyait pas en Jonathan Ngwem, l’unique défenseur gaucher et qui était plus apte à pouvoir remplacer le titulaire blessé. Préférant le droitier Faï Collins à ce poste, pendant que Mabouka rafistolait comme arrière droit. Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme a cru mieux de repositionner Christian Bassogog au couloir droit, et Moukandjo à gauche, contrairement à leurs prédispositions naturelles. A la fin, l’entraîneur des Lions indomptables pouvait légitimement conclure n‘être «pas surpris par notre prestation ici. J'ai toujours dit que le Cameroun avait une des meilleures équipes d'Afrique mais qu'il y avait encore un écart de niveau important avec les équipes modernes comme l'Allemagne». Autant dire que son équipe, du moins sa gestion, n’est pas moderne.

Dernière modification le jeudi, 29 juin 2017 13:13

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