dimanche 22 octobre 2017
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Décès Mgr Balla : L’épiscopat exige transparence et publication des noms des assassins Spécial

L’instance s’est réunie hier à Yaoundé pour plancher sur le cas.


«Compte tenu des premiers constats, nous, évêques du Cameroun, affirmons que Mgr Jean marie Benoît Bala ne s’est pas suicidé». Mieux, «il a été assassiné». La Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc) n’a donc pas attendu la publication de l’enquête judiciaire en cours depuis la découverte de la dépouille de l’évêque le 2 juin 2017, pour sortir de ses gonds. Réunie à son siège ce 13 juin 2017, la Cenc tient à ne plus se taire. «Voilà un meurtre de plus, un meurtre de trop», déclarent-ils dans le communiqué sanctionnant leurs travaux. Non sans revenir sur quelques-uns de la longue liste d’hommes du clergé et autres personnalités catholiques «assassinées dans des conditions non encore élucidées». Notamment Mgr Yves Plumey (Ngaoundéré 1991, l’abbé Joseph Mbassi (Yaoundé 1988), Père Antony Fontegh (Kumbo, 1990), les sœurs de Djoum (en 1992), père Engelbert Mveng (Yaoundé 1995), etc. pour conclure que nous avons le sentiment que le clergé du Cameroun est particulièrement persécuté par des forces obscures et diaboliques».


La presse et les réseaux sociaux indexés

Alors, ceux que l’opinion a souvent tancé pour leur mutisme face aux dizaines de décès pour le moins suspects dans les milieux cléricaux, tiennent à changer la donne. A l’Etat du Cameroun, «les évêques du Cameroun exigent que toute la lumière soit faite sur les circonstances et les mobiles de l’assassinat de Mgr Jean marie Benoit Bala». Et surtout, «que les coupables soient nommément identifiés et livrés à la justice pour qu’ils soient jugés selon la loi», réclament-t-il. Non sans réitérer «que l’Etat assume son devoir de protection des vies humaines et notamment celles des autorités ecclésiastiques». Mais pas seulement. «Les évêques attendent en outre les conclusions officielles de l’enquête», souligne le communiqué.


Ce sont tous les acteurs sociaux qui en ont eu chacun pour leurs comptes. Les meurtriers de Benoit Bala sont invités à «s’engager dans une démarche de conversion urgente et radicale». Pas plus. Et pourtant la presse et les réseaux sociaux semblent avoir plus été coupables dans ce meurtre collectif de l’évêque de Bafia. A ceux qui se chargent de divulguer les informations, la Conférence épiscopale nationale «demandent de renoncer à la diffamation aux mensonges, aux calomnies». En plus, la Conférence épiscopale «leur recommande le respect de la dignité de la personne humaine, de la vérité, de la pudeur et du discernement dans le traitement de certaines informations». Tout en remerciant tous ceux qui se sont mobilisés dans la recherche de l’évêque disparu le 31 mai, et dont le corps inerte a été retrouvé le 02 juin à Tsang, en aval du pont sur la Sanaga. En attendant, les évêques exhortent leurs ouilles du diocèse de Bafia à «garder le courage», et la foi.

Dernière modification le mercredi, 14 juin 2017 04:28

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