lundi 11 décembre 2017
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Coco Argentée : «Je travaille très dur parce que je sais ce que je veux» Spécial

L’artiste musicienne s’apprête à sortir un maxi single pour exalter la culture du bien et qui rend hommage à Bidoung Mpkatt et Michaël Jackson.

Hier Coco Argentée, aujourd’hui Coco Jackson ; qu’est-ce qui justifie cette mue ?


Non rien n’a changé. C’est Coco Argentée dans Coco Jackson. C’est simplement pour utiliser l’utile dans l’agréable. Vous savez, les Camerounais sont très doués dans la critique ; et nous, on adore ça parce que nous sommes des gueulards. Coco Jackson parce qu’à un moment, certaines personnes ont dit que je suis devenue trop brune. Je suis redevenue noire. J’ai décidé d’arrêter le ndjansang (Sic), mais ils ne parlent plus. Donc cette chanson c’est pour rendre hommage aux détracteurs pour dire qu’ils ont pensé qu’ils me faisaient du mal, leur dire que dans le mal on peut trouver du bien. Soyons tout simplement positifs. Je profite pour rendre hommage à Bidoung Mpkatt dans cette chanson parce que je constate qu’aucun artiste n’a valorisé son concept, le Bidoung challenge, à sa juste valeur. Et je profite pour passer un message positif, vendre aussi ce concept que le monde entier a adopté. Pourquoi au Cameroun on ne peut pas écrire une chanson à propos, qui reste dans la mémoire africaine et mondiale. On avait l’embarras au départ entre Coco Jackson et Bidoung Challenge, mais finalement on a retenu Coco Jackson.


Vous estimez qu’il y a du positif dans ce Bidoung challenge ?


Bien sûr ! Il y a du positif. A travers la chanson, il y a un message qu’une femme passe. Elle dit ‘’je veux un homme comme …’’, ‘’un homme prêt comme…’’. La positivité c’est que, on a dit que Coco Argentée est devenue blanche, elle s’injecte, ainsi de suite. Alors dans Coco Jackson, elle dit qu’on peut utiliser le mal en bien.


Dans ce maxi single, n’y a-t-il que Coco Jackson ?


Il y a Coco Jackson, mais aussi Femme dans lequel je demande aux femmes de laisser les hommes mettre le pantalon, parce que l’homme est ton père, ton frère, ton homme, ton gars, c’est son alliance qui annule notre célibat, et c’est son nom qu’on porte après le mariage. Et on vient de sa côte. Donc c’est un peu une écriture littéraire. Ce que je voudrais dire c’est, faire une chanson typique camerounaise, africaine, avec le balafon du Cameroun. Je pense que le Cameroun va se retrouver, l’Afrique va se retrouver, dans Coco Jackson.


Pourquoi un maxi single plutôt qu’un album ? Cela ne cache-t-il pas une certaine paresse qu’ont les artistes camerounais de plus en plus dans les maxi single ?


Je vous annonce que j’ai un album très prêt. Nous avons choisi un maxi single parce qu’après le 25 juin, je suis en tournée américaine de trois mois. Ça commence le 3 juillet aux Etats-Unis, pour se terminer le 30 septembre. Donc je serai absente au Cameroun pour pouvoir communiquer sur un album. Alors mon équipe devra communiquer sur les deux titres du maxi single entre temps. Et après les trois mois, on a d’autres projets, notamment la tournée nationale. Et là vous pourrez avoir votre album. Ce que je veux dire c’est que pas le temps de faire la communication. Ce que je voudrais dire c’est que quand un Camerounais entend Arafat chanter ‘’pankaka’’, il ne regarde pas si c’est un album ou une seule chanson. Les Camerounais sont contents et chantent ça. Si nous aussi nous donnons ce qu’ils donnent, pourquoi refuser ?


A partir des premières images du vidéogramme, Coco a un look et une chorégraphie proches de Michaël Jackson ; est-ce une rupture dans la continuité de l’évolution de Coco ?


Dans la fiche vous voyez que c’est Coco Argentée, dans Coco Jackson. C’est juste que dans ce maxi single, je rends aussi hommage au King de la musique. On ‘a pas sérieusement rendu hommage à Michael Jackson au Cameroun, alors que nous avons beaucoup aimé ses chansons au Cameroun. Si un artiste décide de le faire aujourd’hui, on devrait simplement dire c’est bien pensé.


A qui s’adresse Coco Argentée ici ?


J’ai un public de toutes les générations : j’ai les bébés, les adolescents, les adultes, les malades, les personnes âgées. Ça ne change rien dans l’écriture ou dans mon inspiration, parce que j’appartiens à toutes les générations. Coco Argentée appartient à toutes les générations.


A votre retour vous faites votre première tournée nationale…


Oui à mon retour, à partir d’octobre, et jusqu’à décembre, je ferais une tournée nationale. Ma première, avec le maxi single, avant de présenter l’album que le public attend. J’espère qu’ils auront eu le temps de consommer cet album, parce qu’il y aura de la matière.


Pourquoi Coco Argentée évolue-t-elle en retrait des autres ?


Quand un artiste connait sa valeur et sais ce qu’il veut, d’où il vient et où il va, il n’a pas besoin de se vendre au travers des autres. Je travaille très dur parce que je sais ce que je veux. Parce qu’au Cameroun on a faim, des personnes viennent parfois vous vendre le rêve et te promettent des tas de choses ; et quand tu marches pour ces trucs-là, certains se pavanent plus que vous. Tu entends ‘’c’est moi qui écris’’, ‘’c’est moi qui produis’’, etc. Depuis le début de ma carrière en 2010, je suis auteur compositeur, c’est moi qui produis. J’ai les mêmes danseurs depuis 2010 ; ils sont six filles, six garçons. J’ai un orchestre, la Compagnie Argentée. J’ai un chorégraphe. La direction artistique et le managérial changent parce que quand les gens commencent à décrocher des coups de téléphone, ils changent leur attitude parce qu’ils se prennent pour des bosses, alors que l’artiste a besoin d’exister, et d’être au contact de ces personnes qui ont besoin de nous. Parfois on fait des spectacles gratuitement, par rapport aux projets. Si c’est un projet sensible par exemple d’orphelinat ou de personnes handicapées et que tu trouves qu’il y a un message positif à transmettre, tu peux aller chanter gratuitement. Il arrive qu’un manager te dise que c’est gratuit alors qu’il a empoché de l’argent. Et puis il se vante qu’il t’a fabriqué. Qu’aucun artiste ne pense qu’on peut le fabriquer. On n’a pas fabriqué Eto’o, il a travaillé. Personne ne m’a fabriquée, j’ai travaillé et je crois en moi. C’est pour ça que je suis le problème pour tout le monde. Et je pense qu’ils auront toujours des soucis tant que je suis là.

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