mardi 19 septembre 2017
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Biodiversité : la gestion des forêts intéresse des députés européens Spécial

Sous la conduite de Franck Engel, député luxembourgeois, des parlementaires européens ont rencontré leurs homologues camerounais pour s’enquérir des pratiques en matière de biodiversité au Cameroun.

Face à leurs hôtes députés de l’Union européenne, les parlementaires de la section camerounaise du réseau pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar-Cameroun) ont ouvertement décrié la situation qui prévaut dans le secteur de la gestion durable des forêts au Cameroun. « Il y a un chevauchement des attributions foncières et un manque d’harmonisation des politiques sectorielles en matière de biodiversité, de telle enseigne qu’on en arrive à attribuer des permis dans des aires protégées », a relevé pour le déplorer le coordonnateur du Repar-Cameroun, Jean Jacques Zam.

Nuançant ses propos, ce dernier a tout de même précisé que le gouvernement travaille depuis quelques mois à résoudre cette situation. En visite à l’Assemblée nationale le 24 mai dernier, une délégation de parlementaires européens conduite par le député luxembourgeois Franck Engel est venue s’enquérir de la gestion durable des forêts et de la pratique de la biodiversité au Cameroun.

A leurs collègues camerounais, les députés européens se sont renseignés sur les problèmes fonciers, les  questions d’exploitation illégale, de corruption dans le secteur des forêts, de développement durable, de protection de la biodiversité au Cameroun…Répondant à ces interrogations, Jean Jacques Zam a indiqué qu’en matière de corruption, « le ministère des forêts a mis en place un système de rotation continuelle des chefs forestiers, lequel système contribue à lutter contre ce fléau  dans le milieu forestier ».

Prenant la parole à sa suite, le coordonnateur de la thématique gestion foncière au Repar, le sénateur Jean Marie Mama s’est attardé sur la vétusté des textes fonciers au Cameroun. « Le foncier au Cameroun est régie par un texte qui date de 1974, le parlement a engagé un plaidoyer et nous poursuivons la sensibilisation pour la réforme de ce texte », a-t-il déclaré. Faute de temps, les échanges ont été abrégés et les deux parties camerounaises et européennes ont promis de poursuivre ces discussions ultérieurement.

Ces échanges entre la section camerounaise du Repar et les parlementaires européens se déroulaient dans la mouvance de la célébration de la journée internationale de la biodiversité. Les membres du Repar n’ont pas manqué d’apprécier l’intérêt de leurs confrères pour les questions de biodiversité et d’environnement au Cameroun.

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