vendredi 23 juin 2017
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Tribunal criminel spécial : Les portes se referment progressivement sur Serge Abouem Spécial

Un seul des quatre sollicités s’est présenté lors de la dernière audience, et a ramé à contre-courant de la défense. Les réquisitions ce vendredi.


Ce vendredi matin, Serge Abouem sera face aux juges du tribunal criminel spécial (Tcs) pour la suite de l’affaire qui l’oppose à l’Etat du Cameroun représenté par le ministère des Finances. Une audience qui s’ouvre sur une incertitude de la part du président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley). La dernière audience le 5 mai dernier a été marquée par une crise de témoignages. Des quatre témoins de la défense convoqués par le Tcs, un seul s’est présenté. Dieudonné Pierre David Aban A Biscene, puisqu’il s’agit de lui, n’a pas visiblement rendu service à celui qu’il était supposé épauler dans la preuve de sa bonne foi dans les accusations portées contre lui. L’ancien chef de la Division des études, de la planification et de la coopération au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep), aujourd’hui attaché au secrétariat général des Services du premier ministre, n’a pas soutenu comme Serges Abouem, le caractère faux du contrat présenté par l’accusation comme ayant régi le déblocage des fonds publics remis à la Fécavolley.

Pour le témoin de Serge Abouem, ledit document initialement écrit et apporté par messieurs Abdoulrassoul et Serges Abouem, respectivement président directeur général de Emergence group SA et président de la Fécavolley, est authentique. Dieudonné Pierre David Aban A Biscene déclare que, «instruction nous a été donné par le Minsep d’examiner le dossier par une équipe de 4 directions au regard de ses différents aspects : juridique, financier et sportif. Au terme d’un examen, une proposition ou projet de contrat modifié par rapport au projet initial rédigé par la Fécavolley et Emergence…» Expliquant que finalement, après approbation des collaborateurs du Minsep, «le Ministre a donné son accord pour la formalisation du contrat par les deux parties».
L’homme venait de contrarier celui qu’il était supposé aider dans la quête d’une disculpation. La bonne foi de Serges Abouem a ainsi été mise à mal. En plus, si aucun élément nouveau n’a été apporté au dossier, le témoin de l’accusation a plutôt rejoint l’accusation dans son argumentaire. De quoi tendre le climat avec son témoin.


Il est reproché à Serge Abouem le détournement de deniers publics, d’un montant de 180 millions FCfa. Somme prêtée au président de la Fécavolley par son partenaire au contrat. Argent qui n’a été remboursé qu’en partie par ce dernier alors que les pouvoirs publics lui avaient remis le montant querellé. Pour le témoin de la défense, devenu soutien de l’accusation, «au Minsep, l’idée était de laisser les deux parties collaborer car le Minsep était la tutelle de la Fécavolley. Dans cette affaire, le Minsep avait pour rôle de mettre les fonds à la disposition de la Fécavolley et de donner les informations protocolaires sur les compétitions sportives». Le Président du Tcs, lui, avait renvoyé les parties au 12 mai. La suite s’annonce compliquée pour Serges Abouem. Le procureur fera ses réquisitions.

Dernière modification le jeudi, 11 mai 2017 22:22

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