mardi 25 juillet 2017
Connexion S'inscrire

Connexion

FLASH INFO

plus de 2000 centres clandestins au Cameroun Spécial

André Mama Fouda, Ministre de la Santé publique André Mama Fouda, Ministre de la Santé publique

C’est le résultat d’une enquête rendue publique par  le ministère de la Santé publique.

« Sur 3 343 formations sanitaires privées, laïques et confessionnelles exerçant au Cameroun, 1 055 disposent d’au moins un arrêté, 2 288 fonctionnent dans l’illégalité et 75 autres sont identifiées sans région d’implantation », rapporte le MINSANTE pour démontrer la profondeur du mal. Il s’agit pour la plupart, des structures ne disposant pas soit d’une autorisation d’ouverture, soit d’une autorisation de fonctionnement délivrée par les autorités sanitaires du pays. Selon l’enquête, « la plupart d’assaut des locaux à usage d’habitation pour exercer leurs activités », révèle le ministère de la Santé publique (MINSANTE). Une situation qui « fait froid au dos », d’autant que beaucoup de ce « personnel de santé » n’ont pas de formation appropriée pour assurer une prise en charge médicale appropriée vis-à-vis des malades.

Pour remettre de l’ordre dans ce secteur, les pouvoirs publics viennent de donner 90 jours aux promoteurs de ces structures de santé, de se conformer à la réglementation en vigueur. Passé ce délai, les mis en cause seront tout simplement fermés pour « exercice illégale » et seront passibles de poursuites judiciaires. Il sera concrètement question pour les responsables du ministère de la Santé, de procéder à la fermeture des hôpitaux clandestins, de traquer les faux médecins et d’accentuer la lutte contre le vente illégale des médicaments. Un travail similaire mené il y a quelques temps avait déjà permis d’identifier plus de 300 centres hospitaliers privés clandestins à travers le pays, notamment dans les villes de Douala et de Yaoundé où la situation est préoccupante.

A travers le pays, et notamment dans les grandes métropoles comme Douala et Yaoundé, à tout bout de rue ou dans les quartiers à forte concentration de populations à faibles revenus, certains promoteurs de formations sanitaires privées, laïques ou confessionnelles opèrent en toute illégalité. Ils font pour la plupart usage des faux médecins et des pratiquants autoproclamés médecins. Et, le résultat est souvent désastreux. Certains sont même spécialisés dans les avortements et travers divers. Le Minsanté compte mettre définitivement un terme à ce fléau. L’exécutif sollicite de ce fait l’aide des populations et de toutes les instances sociales.

Visiblement déterminées, les autorités sanitaires qui seront appuyées par les forces de l’ordre entendent mettre de l’ordre dans un secteur sensible où la pratique de la médecine par des personnes inexpertes aurait provoqué des dizaines de morts, en l’occurrence les enfants et les femmes.

 

 

Dernière modification le lundi, 10 avril 2017 23:46

LES DERNIERS ARTICLES

LES DERNIÈRES VIDÉOS

+ D'ARTICLES DE SOCIÉTÉ

0
Partages
0
Partages