Hydrocarbures: comment l’Etat veut éviter la pénurie

Mise en vigueur de la nouvelle grille des produits pétroliers, négociation d’un prêt de 197 milliards auprès d’Afreximbank pour l’importation desdits produits, sont les deux principales mesures récemment prises par le gouvernement.

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Comment l’Etat veut éviter la pénurie.

L’assèchement des pompes à carburant dans certaines stations-services de la ville de Yaoundé a certainement mis la puce à l’oreille de l’Etat qui, à travers le ministre d’Etat, Secrétaire Général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a pris deux principales mesures pour éviter la pénurie. En effet, dans une note signée par ses soins le 25 mars dernier, Ferdinand Ngoh Ngoh répercutait les instructions de Paul Biya au Secrétaire Général des services du Premier ministre. Relativement à son accord sur les dispositions à prendre pour assurer l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers. Ces mesures portent notamment sur la mise en vigueur, dès ce mois de mars, de la nouvelle grille des produits pétroliers et de l’ouverture des négociations par le gouvernement camerounais, auprès d’Afreximbank (banque africaine spécialisée dans l’import-export), afin d’obtenir un prêt d’un montant de 300 millions d’euros, soit 197 milliards de francs CFA, destiné à l’importation des produits pétroliers par la Société Nationale de Raffinage (Sonara). En ce qui concerne la première mesure, le président de la République « accorde à la Sonara une marge minimale de 47,88 francs CFA par litre, sans incidence sur le niveau actuel des prix à la pompe ». Dans la même perspective, Paul Biya octroie aux importateurs des produits pétroliers, y compris la Sonara, « une marge fixe de 16 francs CFA par litre, destinée à couvrir leur rémunération », et valorise également « les droits de passage au profit de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers à hauteur de deux francs CFA par litre ». De l’avis de certains spécialistes, ces mesures gouvernementales vont permettre d’éviter la pénurie des produits pétroliers qui se faisait déjà ressentir dans certaines grandes villes du Cameroun. Il convient de souligner que le phénomène connaît ce pic du fait de l’incendie de la Sonara survenue le 31 mai 2019 et qui réduit désormais cette entreprise, auparavant principal raffineur des produits pétroliers, à se limiter à l’importation. Sur des données officielles, elle importera pour un total de 480 000 m3, tandis que les autres acteurs le feront à hauteur de 1,060 m3.

Par Junior Matock (Défis Actuels 469)

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