Hydrocarbures : 250 milliards pour réhabiliter la Sonara

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Ce chiffre est le résultat d’une évaluation menée par les pouvoirs publics, après le grave incendie qui a ravagé une partie des installations de l’entreprise il y a un an.

Douze mois sont passés depuis qu’un gigantesque incendie a consumé une partie des installations de la Société nationale de raffinage (7 des 13 unités de production ont été endommagés et 10 millions de litres de pétrole brut sont partis en fumée) le 31 mai 2019 à Limbe, dans la région du SudOuest. Douze mois au terme desquels le gouvernement camerounais, est enfin fixé sur le coût des travaux de réhabilitation de l’unique raffinerie du pays. L’évaluation menée par les pouvoirs publics fixe l’enveloppe à 250 milliards de francs CFA. «Une étude sommaire nous a déjà édifiés sur les différentes options de réhabilitation de cette structure. Par ailleurs, les premières évaluations du coût des travaux les situeraient autour de 250 milliards de francs CFA », a explique le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee) dans un récent entretien avec le Poste National de la Crtv. Selon Gaston Eloundou Essomba, plusieurs entreprises ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt à conduire ces travaux. A la fin des travaux fixés à l’horizon 2021, la capacité de production de la Sonara devrait se situer autour de 3,5 millions de tonnes de barils par an, apprend-on. Seulement, pour une reprise effective de ces travaux de réhabilitation, il faut des moyens financiers. « Le démarrage de ces travaux est tributaire de la disponibilité des financements, avoue Gaston Eloundou Essomba. C’est ainsi que des négociations sont en cours avec plusieurs structures financières pour la mobilisation des ressources nécessaires ». L‘on apprend à cet effet que des investisseurs étrangers ont également exprimé leur volonté de participer à la reconstruction de l’entreprise camerounaise. Notamment le géant pétro-gazier russe Lukoil.

Carburant : un mécanisme pour économiser 150 milliards

Depuis l’incident du 31 mai 2019, il n’y a en effet eu aucune activité de raffinage à Limbe. Et pourtant, le carburant a continué de couler à la pompe. Le pays n’a connu aucune rupture dans le circuit de ravitaillement. Si le gouvernement a pu assurer la continuité du service de distribution des produits pétroliers, c’est surtout grâce au mécanisme mis en place par le ministère de l’Eau et de l’Energie, à l’effet de minimiser les coûts et les manques à gagner éventuels qui allaient continuer à exposer la trésorerie de l’Etat. « Ce mécanisme consiste à sélectionner [par appel d’offres international] quatre traders pour une période donnée, qui auraient la charge de rendre disponible de grandes quantités de produits pétroliers dans les eaux camerounaises à fin de les vendre aux marketeurs et importateurs locaux avec comme critère de sélection un niveau de primes plus compétitif », a expliqué le ministre. Avant le 23 décembre dernier, «les traders livraient les produits pétroliers au Cameroun avec des primes qui atteignaient des niveaux records de 128 dollars par tonne pour le super et 176 dollars par tonne pour le gasoil». Or, «les primes actuellement pratiquées sont de 38 dollars par tonnes pour le super, et 45 dollars par tonnes pour le gasoil. Ce mécanisme génère pour le Cameroun des économies budgétaires importantes. Nos évaluations les situent annuellement à 150 milliards de francs CFA».

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