François Bambou: « Nous aurons six formations cette année »

Le président de Press Eco fait le point du séminaire de formation des journalistes économiques sur les problématiques monétaires. Il parle également des prochaines activités de l’association. In

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François Bambou, président de Press Eco, Directeur de la publication de Défis Actuels.

Qu’est ce qui vous a motivé à organiser une session de formation des journalistes économiques sur le franc CFA ?

L’idée d’organiser ses travaux part d’un double constat. Le premier c’est le débat qui a cours depuis plusieurs mois autour du franc CFA. Un débat qui vient d’abord d’Afrique, car une certaine opinion estime que 60 ans après les indépendances, une monnaie créée en période coloniale ne devrait plus survivre. Vous avez aussi récemment suivi les membres du gouvernement italien qui ont interpelé la France sur la gestion qu’elle fait de la monnaie de 14 pays africains. Le second constat est que dans la presse camerounaise, le débat a également cours mais on a parfois l’impression que les journalistes ne sont pas suffisamment outillés pour comprendre toutes les subtilités des questions monétaires parce que comme vous le savez la monnaie c’est une question un peu complexe. Et pour dépassionner les débats et donner davantage d’arguments techniques aux journalistes pour pouvoir commenter, nous avons donc pris langue avec la Fondation Friedrich Ebert qui a bien voulu nous accompagner dans l’organisation de cette session de formation au bénéfice des journalistes économiques.

Pensez-vous que les objectifs de ce séminaire ont été atteints ?

Oui, si je m’en tiens aux réactions des participants. On le verra surtout dans la production journalistique des prochains jours. Mais je pense qu’on a abordé les questions de fond c’est-à- dire la question de la monnaie elle-même, la notion de monnaie. Comment est-ce que la monnaie est créée, comment elle est gérée. Nous avons évoqué la question de la politique monétaire, comment est-ce qu’elle est gérée par une banque centrale particulièrement la Beac (Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Ndlr). La question du franc CFA, son histoire, comment est-ce qu’il est né et son évolution jusqu’à ce jour. Je pense que nous avons également parlé de son avenir et des différents scenarii qui s’offrent au vu de la conjoncture et du débat qui a cours. Je crois qu’ayant fait tout ce tour d’horizon, normalement, les confrères qui ont participé aux travaux devraient pouvoir être plus apte à travailler sur les questions de monnaie.

Mais beaucoup disent être repartis sur leur faim…

C’est normal. Nous avons synthétisé un tout petit peu les exposés pour rendre les digestes. Mais il y a beaucoup d’autres questions que nous pouvons aborder. Dernièrement, on a fusionné les deux bourses d’Afrique centrale. Cela suppose que l’actualité boursière va se développer et peut-être qu’il faille que là aussi les journalistes soient outillés, soient plus compétents pour traiter l’actualité boursière. Il y a des sujets sur la décentralisation dont on parle beaucoup plus sur le côté politique mais rarement sur l’angle économique. C’est un domaine dans lequel nous envisageons aussi des formations.

Certains journalistes proposent un autre séminaire avec la Beac. Quel commentaire faites-vous ? On verra bien. Il sera question de voir l’enjeu. Je n’ai pas encore pris contact avec la Banque centrale donc je ne peux pas préjuger de leur réponse.

Quelles sont les autres formations en vue ?

J’ai évoqué tout à l’heure les questions boursières mais je tiens à vous rassurer qu’il y aura plusieurs formations cette année. On est parti sur une demi-douzaine de formation au cours de l’année.

propos recueillis par Ghislaine Ngancha (Défis Actuels)

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