Finances Publiques: L’agence Moody’s salue la résilience du Cameroun

Cette agence de notation financière américaine classe le cameroun comme deuxième pays le plus résistant d’afrique, face à un fort ralentissement de l’économie mondiale.

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La nouvelle ne pouvait pas mieux tomber. Et cette fois, c’est l’agence de notation américaine Moody’s qui, dans un rapport sur la « résistance des économies de l’Afrique subsaharienne », publié le 15 août dernier, classe le Cameroun au deuxième rang des pays les plus capables de réagir à en cas de crise économique mondiale. Parce que, argue Moody’s, malgré le contexte économique difficile qu’ils traversent, le Cameroun, le Rwanda (1er au classement Moody’s) et la Côte d’Ivoire (3ème), se montrent « capable de continuer à rembourser leurs créanciers ». Bien plus, souligne le rapport, ces Etats figurent dans le gratin de « ceux qui peuvent le mieux maîtriser leurs dépensespubliquesobligatoires ». En d’autres termes, expliquent les spécialistes, en dépit des chocs extérieurs souvent marqués par des phénomènes tels que la chute
drastique des cours des matières premières, ces trois pays ont convaincu par leur capacité à honorer leurs différents engagements, dans le but de garder l’Etat debout. Il s’agit notamment du « payement des salaires de la fonction publique, des subventions, investissements, etc ».

Réduction du déficit budgétaire

L’agence Moody’s n’a pas fait qu’analyser la capacité du trio de son classement à rembourser leurs dettes. La méthodologie employée a également pris en compte leur capacité à « réduire les graves déséquilibres budgétaires », dont ils souffraient. En la matière, le Cameroun fait figure d’exemple. Car l’on est passé d’un déficit budgétaire de 6,1 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2016, à4,9%grâceàlamiseen
œuvre du Programme Economique et Financier signé avec le Fonds Monétaire International (FMI). Si en 2018, le déficit budgétaire se situe autour de 2,6 %, les projections en 2019 indiquent 2,1 %. Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), le déficit budgétaire du Rwanda était de –4,3 % en 2018, inférieur aux –4,8 % de 2017, grâce à la hausse des investissements (23,4% en 2017 et 25,3 % en 2018). En ce qui concerne la dette publique, la BAD indique qu’elle avait atteint 41,1 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2018 contre 35,6 % en 2016, avec un faible risque de surendettement. S’agissant de la Côte d’Ivoire, le Fonds Monétaire International (FMI) annonçait en mars 2019 que le déficit budgétaire de ce pays devrait se situer à 3 % du PIB. Au terme de la mission conduite par Céline Allard, directrice de la mission du FMI en Côte d’Ivoire, l’on apprenait que : « l’activité économique devrait rester soutenue en 2019 et les perspectives à moyen terme confirment la poursuite d’une croissance robuste ». Concrètement, quels sont les éléments qui fondent le caractère résilient de l’économie camerounaise ?

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