Finances: les solutions du FMI pour accélérer l’inclusion financière

le Fonds monétaire internationale suggère d’améliorer l'environnement réglementaire des établissements de microfinance et du Mobile Money ; la promotion de l'éducation et le développement de la culture financière, entre autres.

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Les solutions du FMI pour accélérer l’inclusion financière.

Des études récentes, effectuées à la fois par le gouvernement et certains partenaires techniques et financiers démontrent que l’inclusion financière demeure à des niveaux plutôt faible au Cameroun. Selon l’enquête Findex 2014, le premier obstacle est le manque d’argent, cité par 47 % des répondants, soit bien moins que la moyenne de l’Afss (71 %) et de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (Cemac) (61 %). Viennent ensuite, l’incapacité à ouvrir un compte (36 %), le coût (30 %) et la religion (28 %). Face à ces défis, le FMI a récemment proposé à l’Etat des mesures qui pourraient permettre d’accélérer l’inclusion financière. Il s’agit : « de la promotion de l’éducation et développement de la culture financière ». Cette recommandation rejoint celle formulée il y a quelques mois par les résultats de l’enquête Finscope, initiée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Par ailleurs note le FMI, « l’amélioration de l’infrastructure financière pourrait contribuer à surmonter certains obstacles à l’accès aux services financiers ». À cet égard, il serait important « d’accélérer les réformes visant à : étendre à toutes les institutions financières l’accès à la base de données sur les clients, améliorer la gestion des sûretés en informatisant le registre des sûretés mobilières et le cadastre, et former les juges à la résolution des litiges bancaires, tout en œuvrant pour la création de tribunaux de commerce ». Il est en outre recommandé « qu’accélérer la résolution des banques et des Etablissements des Microfinance (EMF) en difficulté et résorber le niveau élevé de créances improductives pourrait rétablir la confiance et doper l’offre de crédit ». Et que « la résolution des banques en difficulté et l’amélioration de la gouvernance des EMF renforceraient la stabilité du secteur financier et couplé à la diminution des créances improductives pourrait faire baisser le coût du financement ». Aussi, insiste le FMI, il est question « d’améliorer l’environnement réglementaire des EMF et du Mobile Money ». En ce qui concerne le secteur des EMF par exemple, il ressort qu’il est désormais urgent « d’accélérer la mise en œuvre de la réglementation régionale de 2017, qui prévoit que les EMF de première catégorie se regroupent sous l’égide d’organismes de tutelle, ce qui faciliterait le contrôle et la supervision ». De plus, il importe de faire en sorte qu’un cadre réglementaire soit mis en place pour le Mobile Money, garantissant à la fois la stabilité et l’innovation, tout en la protégeant les consommateurs.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

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