Finances: Blanchiment des capitaux, l’Etat évalue les vulnérabilités du système

L’atelier y relatif organisé le 21 novembre dernier à Yaoundé avait pour but, de concevoir des politiques et des actions efficaces pour éliminer le phénomène.

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Blanchiment des capitaux : l’etat évalue les vulnérabilités du système

« Identifier, contrôler et réduire les risques et autres vulnérabilités » liés au système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au Cameroun. Telle est la trame de fond de l’atelier d’Evaluation Nationale du Risque (ENR) de blanchiment de capitaux qui a été organisé à Yaoundé du 19 au 21 novembre dernier. Présidé par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, cet atelier avait pour but de : « concevoir des politiques et des actions efficaces basées sur le risque, et affecter les ressources disponibles de la manière la plus efficace pour endiguer le phénomène ». Pourquoi? Parce que selon le directeur de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (Anif), Hubert Nde Sambone, « c’est plusieurs milliers de milliards qui sont au cœur de cette pratique criminelle ». Avec des conséquences potentielles « sur la préservation de la paix et de la sécurité économique ». En ouvrant les travaux de cet atelier conjointement organisé avec l’appui de la Banque Mondiale, Louis Paul Motaze en a précisé les objectifs. A savoir, élaborer la feuille de route du groupe de travail pour la finalisation de l’ENR, procéder au lancement du groupe de travail qui sera responsable de la conduite de l’ENR jusqu’à son terme ; etc.

En effet, l’atelier de Yaoundé s’inscrit en droite ligne des recommandations faites par le Groupe d’Action Financière qui exige aux Etats, de mettre plus d’accent sur l’évaluation du risque à l’échelle nationale. Parce que les stratégies nationales, les politiques de décision et d’action doivent correspondre aux risques encourus par chaque pays. Ce qui permettra d’aboutir à une mise en œuvre efficace des méthodes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. A titre de rappel, l’ENR de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme est un processus d’identification et d’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme dans un pays donné ; et d’analyse des principaux sources et moteurs de risques. En 2013 déjà, l’ANIF dénombrait 315 déclarations de soupçon, 45 dossiers transmis à la justice pour un montant évalué à plus de 130 milliards de francs CFA. A ce jour, c’est environ 5000 déclarations de soupçons reçus, 700 rapports transmis aux autorités judiciaires compétentes.

Par Junior Matock (Défis Actuels)

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