Fécafoot : Elections, incertitudes et inconnus

Le processus a été engagé le 14 novembre, sur la moitié des départements.

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Cette maison est-elle devenue inhabitable après Iya?

Le Comité de normalisation a entamé son dernier mois à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) avec le processus électoral. D’après la décision rendue publique par le président du Comité de normalisation, ce sont en tout, 29 départements répartis dans sept régions qui ont connu leurs présidents, vice-présidents et délégués aux assemblées régionales le 14 novembre dernier. Des élections définitivement validées, puisqu’en même temps, le Comité de normalisation qui tient lieu de commission électorale, statuant en premier et dernier recours, a rejeté l’ensemble des recours en annulation déposés.

Rendez-vous est pris pour le 26 novembre, avec les élections à la tête des ligues régionales. Ce sera avec les 87 délégués choisis parmi les membres des différentes ligues départementales. Le collège étant constitué des délégués des différents départements de la région, et des clubs affiliés à la Ligue régionale de football en question. La directive de Dieudonné Happi y relative rappelle par ailleurs les conditions cumulatives de participation aux championnats 2011-2012 et 2017-2018 « sans avoir été déclaré forfait général par une décision devenue définitive d’un organe juridictionnel ».

Les décisions des recours étant devenues exécutoires, l’on peut croire que le train de la Fécafoot est définitivement sorti de la gare. L’observation montrant que les multiples camps en conflit se sont partagés les 29 départements pourvus à ce jour. Si le clan proche de l’ancien président Iya Mohammed semble toujours avoir le vent en poupe, l’opposition s’est réveillée. Ainsi, le puissant département du Mfoundi a élu Akoué Domingo, un des fidèles alliés d’Abdouraman Hamadou. Pendant que dans le Littoral, c’est Littoral maison mère, un regroupement idéologiquement proche de Joseph Antoine Bell, qui s’est positionné. Et parmi les lésés, un certain Ndedy Mbengue. Le président de Persévérance du Nkam qui a subi la violence des matraques des gendarmes en 2013, pour faire entendre la voix des frustrés, a obtenu zéro voix.

Pour autant, les plus silencieux n’ont pas encore dit leur dernier mot. Akoué Domingo et son clan ont certes des raisons de savourer des victoires, mais tiennent à un processus électoral « transparent » à leur guise. Eux qui avaient déjà saisi la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (Cnosc) pour invalider les textes adoptés le 10 octobre dernier. Au motif qu’ils n’épousent pas les exigences de la nouvelle loi organisant les activités physiques et sportives, et que le quorum n’a pas été atteint pour adopter les Statuts. Les révoltés menacent même de recourir aux tribunaux civils pour les cas de corruption qu’ils disent avoir enregistrés lors de cette assemblée générale extraordinaire. Si leurs requêtes prospèrent comme par le passé, il est peu probable que Me Happi et compagnie laissent un exécutif à leur départ le 16 décembre prochain. Comme ce fut le cas avec Joseph Owona.

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