Entrepreneuriat agropastoral :1300 jeunes soutenus par le Fida au Cameroun

Révélation faite le 13 juillet dernier par le représentant résident du Fonds International de développement Agricole, Bernard Mwinyel Hien.

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Alamine Ousmane Mey, Minepat

La coopération entre le Cameroun et le Fonds International de Développement Agricole (Fida) continue de faire un tabac. Tenez ! A ce jour, c’est plus de 1300 jeunes qui ont reçu le soutien de cette organisation des Nations Unies. Et ce, dans le cadre de son programme de promotion de l’entreprenariat agropastoral des jeunes. Les détails sur l’implémentation de ce programme au Cameroun ont été donnés le 13 juillet par le Représentant pays du Fida, Bernard Mwinyel Hien. C’était à l’occasion de la visite de présentation du nouveau directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de cette institution, Lisandro Martin, au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey. De manière précise, Bernard Mwinyel Hien a expliqué que le programme de promotion de l’entreprenariat agropastoral des jeunes a introduit au Cameroun le concept d’approche d’agro-incubation. Il consiste à « sélectionner des jeunes, à les aider à faire émerger des idées de business et à les faire murir. Ils préparent leurs plans d’affaires, lesquels sont financés par un don et un crédit. Ils sont mis en relation avec une institution financière. Ils créent leurs entreprises et sont suivis pendant deux à trois ans pour s’assurer que l’entreprise est rentable ». Et ce n’est pas tout.

D’après Bernard Mwinyel Hien, ce projet est en train d’être déroulé dans le domaine de l’aquaculture. Et ceci parce que les besoins en poissons au Cameroun sont estimés à 400 000 tonnes par an. L’ambition nourrie par le Fida est que ce projet permette de réduire d’ici deux à trois ans les importations du poisson. En plus, outre le programme de promotion de l’entreprenariat agropastoral des jeunes existe le projet Padfa, chaîne de valeurs sur le riz et l’oignon. Au niveau de ce projet, précise Bernard Mwinyel Hien, il y a eu des innovations qui ont été introduites notamment en matière de développement de la petite irrigation, lesquelles ont permis de faire doubler les rendements de riz et de faire tripler les rendements d’oignons. « On a eu l’occasion d’introduire également une seconde campagne de production de riz, chose qui n’a pas été faite au Cameroun depuis 50 ans », a mentionné le Représentant résident du Fida au Cameroun. Dans la même perspective, les questions de conservation ont été adressées à travers des magasins de stockage qui ont été construits.

Difficultés

La mise en œuvre des projets Fida au Cameroun n’a pas été un long fleuve tranquille. Selon les explications données par le patron du Fida au Cameroun, « il y a eu des difficultés dans le passé pour des projets qui ont été clôturés, notamment les questions de capacité des équipes de mise en œuvre. Mais ces questions ont été graduellement adressées, de manière à ce qu’aujourd’hui, nous avons un portefeuille qui est normal ; qui n’est pas un portefeuille à risque. La nouvelle stratégie consiste à identifier tous les risques possibles, ainsi que les mesures de mitigation de ces risques, y compris comment nous pouvons nous préparer à adresser les difficultés qui pourraient advenir ».

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