Education de base : pourquoi l’Etat va recruter 12 000 enseignants

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L’opération s’inscrit dans le cadre d’un programme financé à plus de 70 milliards de francs CFA par la banque mondiale, et qui s’étale sur quatre ans.

C est le 29 avril 2019 que le Programme d’Appui à la Réforme de l’Education au Cameroun (Parec) a officiellement été présenté. Les conventions relatives à cette opération de recrutement massif ont été signées trois semaines plus tôt à New York entre la Banque Mondiale et le Cameroun, représenté par son ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey. Financé à plus de 70 milliards de francs CFA par l’institution de Bretton Woods, ce projet qui remplace le Programme d’Amélioration de l’Equité et de la Qualité de l’Education au Cameroun (Paeque) vise le recrutement de 12 000 enseignants du primaire. L’opération est divisée en quatre phases de recrutement de 3 000 instituteurs chaque année, jusqu’en 2024. Selon des cadres du ministère de l’Education de base, ce programme vise également la formation des enseignants à la maîtrise de nouveaux curricula, la distribution de manuels didactiques aux enfants, le développement du prêt scolaire communautaire en zone rurale mais aussi l’appui aux réfugiés. « Ce nouveau programme explique-t-on au Minedub, vise à résorber le déficit en enseignants dans certaines localités du pays, où ces derniers refusent souvent de prendre leur poste après leur affectation, ou disparaissent, purement et simplement, peu de temps après leur prise de service ».

S’arrimer aux normes de l’Unesco

Selon des données recueillies auprès de certains enseignants, sur les 19 000 écoles primaires et maternelles que compte le Cameroun, au moins 10 000 rencontrent un déficit d’enseignant avec un quota d’un 1 maître public par école au lieu de trois. Les régions du Centre, du Nord et de l’Extrême-Nord sont les plus touchées. Le Cameroun souhaite donc s’arrimer aux normes de l’Unesco qui prescrit 1 maître de parents pour 40 élèves et quitter de son statut actuel d’un maître pour 51 élèves. Au delà des zones les plus touchées, les pouvoirs publics veulent également ravitailler toutes les dix régions en instituteurs formés et compétents, mais surtout s’assurer que les personnels affectés dans celles-ci en sont des ressortissants. Objectif : éviter les problèmes d’intégration sociale et de déplacements souvent observés.

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