Droits de l’homme: le Cameroun subit la pression de la communauté internationale

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Le pays est depuis plusieurs mois la cible des critiques de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Le Cameroun est la cible des critiques de la communauté internationale. Depuis quelques mois, le pays est visé par les rapports de certaines Organisations Non Gouvernementales et certains pays amis qui l’accusent de ne pas respecter les droits de l’homme. Dans un rapport publié il y’a quelques jours, l’ONG Amnesty International demandait au gouvernement camerounais de s’expliquer sur la disparition de 130 personnes à l’Extrême-Nord Cameroun. Selon cette ONG, dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, une expédition militaire menée dans le village Magdamé à l’Extrême-Nord, en 2014, avait conduit à l’enlèvement de près de 200 personnes, dont « 28 sont décédées en détention et quelques 42 ont été remis en liberté ».
Avant Amesty Internationnal, c’est l’ONG Human Right Watch qui accablait l’armée camerounaise dans son rapport du 25 février dernier. L’ONG attribue aux forces de défense et de sécurité camerounaises, la responsabilité du meurtre de plus de 20 personnes à Ngarbuh dans le Nord-Ouest.
Et ce n’est pas Crisis Group qui a été indulgent envers le Cameroun, dans son rapport mensuel du mois de février 2020, l’ONG pointe du doigt l’armée camerounaise. Elle lui impute la mort de 50 civils, tués dans les opérations de traque des séparatistes.
Le 17 février dernier le secrétaire général des Nations-Unis avait, par la voix de son porte-parole, appelé le gouvernement camerounais à ouvrir une enquête sur les massacres de Ngarbuh et à prendre les dispositions nécessaires pour que les coupables répondent de leurs actes. Quelques jours avant, dans une vidéo qui a largement été diffusée dans les réseaux sociaux, le président français Emmanuel Macron affirmait avoir mis la pression sur son homologue camerounais, au sujet de la crise anglophone et de l’arrestation de Maurice Kamto. Dans une autre vidéo tournée à l’Assemblée Nationale française, les membres de la Commission des Affaires Etrangères du parlement français ont annoncé que le sujet sur le Cameroun sera débattu au sein de cette chambre le 25 mars prochain.
Riposte
Coté Camerounais, les autorités ne se laissent pas accuser à tort. Leurs réactions ne se sont pas faites attendre. Rene Emmanuel Sadi, porte-parole du gouvernement a jugé infondées toutes les accusations portées contre le Cameroun, avant de dénoncer fermement la démarche de certaines ONG « qui illustre sans conteste la mauvaise foi de certaines organisations inlassablement déterminées à porter atteinte à l’image du Cameroun et à la stabilité des institutions ».
A sa suite, le ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji, réagissant à ces sorties, a révélé, lundi dernier, un complot de certaines ONG contre le Cameroun. Il accuse certaines ONG notamment Human Right Watch, Transparency International, Crisis Group Ocha etc d’être « engagés dans une démarche conspirationniste contre le Cameroun et contre les forces de défense et de sécurité ».
Joseph Essama

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