Alfred Nguini, le nouvel ambassadeur du Cameroun en France

Alfred Nguini est le nouvel ambassadeur du Cameroun en France. Il remplace à cette fonction, Samuel Mvondo Ayolo, nommé depuis le 03 mars 2018, au poste de directeur du cabinet civil de la présidence de la République. Une nomination qui vient ainsi mettre fin à plus d’un an de vacance à la tête de la représentation diplomatique camerounaise à Paris. Et qui survient juste 2 mois après les casses survenues dans cette ambassade à la fin du mois de janvier dernier et que l’on attribue à des Camerounais proches du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Ces actes de vandalismes auraient-ils poussé le président de la République à nommer enfin un ambassadeur à Paris ? Car de l’avis de plusieurs, l’absence d’un diplomate en poste en France aurait de quelque façon, favorisé les actes d’incivisme qu’a enregistré l’ambassade camerounaise, et surtout l’attitude de la police française qui n’avait manifesté aucun effort pour empêcher les casseurs de prendre d’assaut l’édifice.

Au lendemain de ces casses, le gouvernement camerounais par la voix de son ministre des Relations extérieures, a tenu à exprimer à Paris son mécontentement suite à ces incidents malheureux. Lejeune Mbella Mbella qui recevait en audience Gilles Thibault, l’ambassadeur de France au Cameroun, a exprimé les préoccupations de son gouvernement quant à la protection de son ambassade à Paris. Malgré cette position ferme de Yaoundé vis-à-vis de Paris, il est encore à redouter que les casseurs récidivent. La crainte est là, mais il est évident qu’au cas où une menace de ce genre refait surface, l’ambassadeur qui est déjà en poste à Paris, fera des réquisitions en bonne et due forme aux autorités françaises, afin qu’elles prennent des mesures sécuritaires appropriées.

La nomination d’Alfred Nguini est donc selon toute vraisemblance, une reprise en main du contrôle de la situation par les autorités camerounaises. Ce d’autant plus que du côté de la diaspora camerounaise à Paris, un spectre hostile au régime est né, la Brigade anti-sardinard, et menace de prendre à partie toutes les autorités camerounaises qui fouleront le sol parisien. En plus du simple fait de juguler la menace de la diaspora camerounaise, le nouvel ambassadeur pourra en principe peser de son poids auprès des autorités françaises pour diligenter les enquêtes ouvertes contre les casseurs de l’ambassade. Une procédure qui doit en effet produire, si elle existe, la preuve de la responsabilité de Maurice Kamto dans les casses de la représentation diplomatique du Cameroun en France et dont le Cameroun en aura besoin, pour enfoncer le leader du MRC devant le tribunal de Genève où ses avocats comptent déporter le procès.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

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