economie : renforcer l’impact de l’investissement sur la croissance

Au cours de l’exécution de la première de la vision 2035, de nombreuses difficultés n’ont pas permis une exécution efficace de cet instrument de développement. A cet effet, dans la perspective de l’élaboration de la deuxième phase, les pouvoirs publics ont identifié ces pesanteurs et veulent y apporter des solutions concrètes. Au nombre de ces problèmes figurent : « l’existence de plusieurs structures ne permettant pas d’avoir une bonne lisibilité sur les priorités du gouvernement ». Ce qui pose comme défi, la nécessité « d’assurer une meilleure coordination dans la mise en place des politiques publiques ». De ce point de vue, la solution identifiée par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), repose sur « un nouveau mode de collaboration entre l’Etat et le secteur privé d’une part, et entre l’Etat et les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ; afin de renforcer l’efficacité de leurs actions sur le terrain ».

En outre, le faible impact de la croissance économique sur la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations ont suscité des questionnements auprès des responsables du Minepat. Le défi majeur ainsi posé étant, selon des experts, l’obligation de « disposer d’un mécanisme de redistribution et de protection des populations pauvres ». Ainsi, la voie de sortie pour les cadres du Minepat consiste à « mettre en place une politique de protection sociale en faveur de ces couches vulnérables ; améliorer l’efficacité, l’efficience et l’équité de la dépense publique ».

Par ailleurs, soulignent d’autres spécialistes, la faible prise en compte des préoccupations des populations à la base dans le budget de l’Etat, obère de fait l’efficacité des politiques publiques pourtant conçues pour améliorer leurs conditions de vie. Ce qui met en relief, en termes de défi, l’urgence de « repenser le rôle des CTD comme maillon essentiel de développement », estiment les experts. En clair, il est question de faire des CTD, « le véritable moteur du développement au niveau régional et local, tout en renforçant la participation citoyenne ; mettre à la disposition des CTD des ressources conséquentes (humaines, matérielles et financières) et renforcer la déconcentration des services ». Il convient de souligner que le Minepat fait de la concertation des populations à la base, l’une de ses priorités. La preuve, dans le cadre de l’élaboration de la deuxième phase de la vision 2035, des équipes ont été envoyées dans les dix régions, afin de recueillir les propositions des populations. Ces consultations ont d’ailleurs été élargies aux sénateurs et députés.

En outre, l’autre contrainte identifiée porte sur le budget de l’Etat, généralement inférieur aux problèmes qui se posent. A cet égard, soulignent les spécialistes, cela induit en termes de défi, qu’il faille « mettre en place une politique nationale de financement du développement ». Cela suppose « d’explorer toutes les sources de financement y compris les options de politique monétaire et les mécanismes de financement innovants et le renforcement de l’implication du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers dans le financement du développement en valorisant les partenariats-publics-privés ».

Par Junior Matock
Source : Défis actuels

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