Danger : Djoum coupé de Sangmélima

La route s’est effondrée ce matin, sous la pression de l’eau.

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Route Sangmelima-Djoum-Lélé-Ntam-Ouesso coupée. Ph Abk radio

« La circulation est désormais impossible sur cette voie qui est fortement à déconseiller aux voyageurs et riverains de cette partie du pays. Sous la pression des eaux, le Pont qui relie les deux bords s’est affaissé au grand désarroi des populations de la région du Sud-Cameroun ». L’alerte est donnée par la radio Abk basée à Douala. Parlant de l’axe routier Djoum-Sangmélima. Les images faites sur le site laissent découvrir l’effondrement de la route au niveau d’un pont, ou ce qu’i en tient lieu. Le cours d’eau qui traverse s’est libéré et a pris quelques par en hauteur.

La nature interpelle peut-être Yaoundé face à ses responsabilités sur ce chantier qui semble avoir été oublié. En effet, l’axe routier Sangmelima-Djoum-Lélé-Ntam-Ouesso a fait l’objet d’études de faisabilité depuis 2009. Une mission de la Banque africaine de développement a évalué le projet de bitumage de cette route longue de 650km entre le Cameroun et le Congo. Plus de dix ans après, les lignes n’ont pas bougé.

Nkolbisson-Yaoundé

Cela survient deux jours après l’éboulement de terrain à Gouache, dans le 3ème arrondissement de Bafoussam. Sur le coup, les internautes interpellent les pouvoirs publics sur le danger qui est imminent sur plusieurs autres sites tels que la zone de Mbankolo (Yaoundé 2ème), Nkolbisson (Yaoundé 7ème), Mendong (Yaoundé 6ème), pour ne citer que la ville de Yaoundé. Le gouvernement camerounais est ainsi interpellé face à sa responsabilité.

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2 Commentaires

  1. “Le gouvernement camerounais est ainsi interpellé face à sa responsabilité”. Bien dit, mais, pas tout dit. Le Cameroun semble être le seul pays où c’est le gouvernement qui est le seul responsable de tout, et dans tout. Est-ce ainsi votre législation, alors, ce gouvernement vous infantilise? Est-ce alors une dé-mission de chaque citoyen devant sa responsabilité personnelle de “pour soi”, “pour autrui”, “pour sa patrie”, alors, c’est un ponce-pilatisme qui ne dit pas son nom, et qui ne vous fera jamais évoluer. Devant un drame, et comme “média”, il faut savoir être ‘medius’=milieu, la justesse, le juste milieu dans le traitement ou le commentaire de l’information, sinon, on déforme les esprits, et, rien ne bougera un jour, puisqu’il y a aura toujours un gouvernement (qu’il soit de gauche ou de droite), des populations, et il y aura toujours des situations qui engagent la responsabilité de TOUS et de CHACUN!

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