Crise dite anglophone : La justice refuse la libération à Sissuku Ayuk et compagnie

La demande formulée par les détenus a été rejetée ce 30 août 2018.

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Sissuku Ayuk Tabe et compagnie resteront en prison. Du moins jusqu’à épuisement des voies de recours dans la demande en habeas corpus que les avocats des détenus de la crise anglophone ont formulée auprès du Tribunal de grande instance du Mfoundi. Le dossier ayant été déclaré « irrecevable sur la forme ». « Il manquait dans le dossier la déclaration sous serment des demandeurs », indique Me Christopher Ndong, membre du collectif d’avocats qui défendent les intérêts des détenus.

La décision a été prise en l’absence des prévenus eux-mêmes. Selon des sources crédibles, « ils ont refusé de se présenter au tribunal parce qu’ils récusent les avocats choisis d’office par l’Etat ». Une autre source proche du dossier précise que « les prévenus ne veulent pas être défendus par les Muna et Assira, au motif que, ils veulent la sécession pendant que les Muna s’y opposent ». Et justement, un proche de l’un des détenus souffle que le dossier a été constitué par les avocats choisis par l’Etat. Les autres conseils retenus par les prévenus, comptent faire appel de cette décision « entachée d’irrégularités », à la Cour d’appel.

Arrêtés au Nigeria début janvier 2018, Sissuku Ayuk et 45 autres membres du Southerns Cameroon national council (Scnc) et militants de la partition de l’ex Cameroun occidental ont été extradés au Cameroun le 29 janvier, pour être détenus au secret pendant de longs mois.

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